Le député libéral sortant d'Outremont, Raymond Bachand. (Photo: Courtoisie)
Raymond Bachand propose de la continuité et du nouveau
Candidat du Parti libéral du Québec dans Outremont
S’il est réélu le 26 mars prochain, le député libéral sortant d’Outremont, Raymond Bachand, promet de continuer à cultiver ses relations avec les communautés culturelles de la circonscription. En parallèle, il compte mettre en branle des projets de pistes cyclables.
Sa plateforme électorale réunit des «éléments de continuité et des éléments de nouveauté», lance d’entrée de jeu celui qui était ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation au déclenchement de la campagne, le 21 février.
Pour M. Bachand, les communautés culturelles, localisées principalement dans le quartier Côte-des-Neiges, demeurent un «enjeu perpétuel» de la circonscription d’Outremont. C’est pourquoi il veut maintenir le «comité aviseur» qu’il a mis sur pied, et au sein duquel siègent 17 membres représentant une quinzaine de groupes ethniques.
«On s’est réuni trois fois à date. Comme député d’Outremont, je sens le besoin de rester proche de l’ensemble du comté, qui est exceptionnel. […] C’est pour moi une source de réflexion et d’inspiration», dit-il, insistant aussi sur l’importance de contribuer au «maillage» des différents organismes communautaires de la circonscription.
Le candidat libéral, dont le bureau de campagne est, ironie du sort, situé au-dessus de celui du péquiste Salim Laaroussi, rue Lacombe, croit par ailleurs nécessaire la tenue d’un débat sur les accommodements raisonnables. «Il y a des gens qui sont préoccupés par ces questions-là et il faut qu’on en discute. Il faut qu’on crée des forums de discussions entre les diverses communautés, non seulement à travers le Québec, mais dans Outremont.»
M. Bachand réitère qu’un tel débat ne doit pas se faire «dans les passions d’une campagne électorale». Il s’en remet à Gérard Bouchard et à Charles Taylor, qui coprésident la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles. «Au fond, poursuit-il, Outremont pourrait être l’exemple pour le Québec, parce qu’on a un territoire où on retrouve le francophone historique, 140 communautés du monde entier, 8000 juifs et 4000 musulmans.»
Projets de pistes cyclables
Ce résidant de l’arrondissement d’Outremont a par ailleurs deux projets en tête, qu’il considère comme «importants pour l’avenir». Il propose d’abord la construction d’une piste cyclable qui traverserait la circonscription d’est en ouest.
«Il y a 80 000 personnes qui viennent travailler dans l’ensemble des institutions du comté tous les jours. On aurait une meilleure qualité de vie comme citoyen si on avait une piste cyclable», mentionne ce père de trois enfants.
Raymond Bachand aimerait aussi qu’un sentier piétonnier et cyclable voit le jour sur le flanc ouest du mont Royal. Le tracé pourrait, ajoute-t-il, passer par l’École polytechnique, l’Université de Montréal et le cimetière Mont-Royal.
Pas comme une élection partielle
Depuis le début des hostilités électorales, l’ex-président du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec a défendu les couleurs du PLQ dans une demi-douzaine de débats à la télé et à la radio. Son rôle dans le cabinet l’a de plus amené à prêter main-forte à ses coéquipiers dans d’autres circonscriptions.
Raymond Bachand, qui a déjà travaillé aux côtés des péquistes René Lévesque et Pierre Marc Johnson, observe une différence entre l’élection générale actuelle et l’élection partielle qui lui a permis de faire son entrée à l’Assemblée nationale, en décembre 2005.
«Les enjeux dans une partielle sont tout à fait différents. Dans une partielle, les électeurs peuvent envoyer un message sans conséquence au gouvernement. Dans une générale, ils votent surtout pour le chef. Le candidat local a une importance relative, de 5, 10 ou 15%, ça dépend des endroits.»