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Rendez-vous langoureux

Geneviève Allard par Geneviève Allard
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Article mis en ligne le 9 août 2007 à 9:00
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Rendez-vous langoureux
Le tango est un art argentin qui allie complicité, intimité et qui s’entoure d’une atmosphère fougueuse et passionnée. (Photo: Éric Carrière)
Rendez-vous langoureux
C’est le troisième été que Lise Genest quitte sa résidence de Saint-Lazare les dimanches soirs pour aller danser le tango dans le décor champêtre du parc Saint-Viateur d’Outremont.
Organisée par Tango Libre, la soirée accueille des passionnées de la danse argentine dans le parc situé sur l’avenue Bloomfield depuis plus de dix ans. «Je trouve que c’est une belle activité extérieure, sociale, qui est très prenante pour les gens sensibles à l’art. En plus, dans ces soirées, il y a une ambiance assez particulière. […] Il y a même des gens qui viennent de Sherbrooke!», s’enthousiasme Mme Genest.
Une passion
Chaque dimanche soir de la belle saison, beau temps ou mauvais temps, au-delà de 200 personnes se rencontrent dans le kiosque de parc Saint-Viateur pour partager leur amour du tango.
«Je dirais que pour certaines personnes, c’est même une religion! Ils dansent le tango quatre à cinq fois par semaine, écoutent de la musique tango et font des sortes de pèlerinages en Argentine», souligne François Tremblay, lui-même danseur de tango depuis quatre ans et enseignant depuis un an et demi.

«Ça n’a pas pris de temps pour que j’aie la piqûre. Je n’ai jamais ressenti le même feeling, la même intensité qu’en tango. Il y a une connexion avec une autre personne et il y a aussi la musique», dit-il doucement.

Lise Genest ne tarit non plus pas d’éloges sur cet art argentin. «Ce n’est pas seulement un art, c’est une émotion qui se danse. C’est très créatif, et chaque couple a sa façon de danser. Ça demande beaucoup de souplesse», juge-t-elle, signifiant du même coup que les danseurs changent de partenaires plusieurs fois dans la soirée.
Déroulement
«Au début de la soirée, de 19h30 à 21h il y a des cours. Quand on y va tout l’été, c’est presque l’équivalent d’une session gratuite», se réjouit Lise Genest. À partir de 21h, les danseurs arrivent et les milongas, ou soirées de danses, commencent!
Une quarantaine de personnes participent aux cours dispensés par deux professeurs qui dansent en couple, dont François Tremblay. Et malgré tout ce monde réuni, il y a tout de même une intimité et une atmosphère langoureuse.

«On n’a pas vraiment conscience des autres couples, signale François Tremblay. En plus, le site est formidable pour commencer à danser le tango, on peut pique-niquer, on peut apprendre et on peut regarder et discuter avec des danseurs qui sont passionnés par le tango.»

«Beaucoup de gens qui dansent le tango ont commencé au parc Saint-Viateur, ajoute la traductrice. Ça m’a permis de consolider ma formation en tango, de voir des danseurs de tango comme on ne les voit pas ailleurs.»

Pour les amateurs de danse ou pour les curieux qui aimeraient en savoir plus, le rendez-vous est donc tous les dimanches jusqu’au 2 septembre, dès 19h. «On aimerait bien qu’ils prolongent la saison puisqu’il fait beau encore assez longtemps», conclut Mme Genest.

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