Michael Rosenberg reste en poste
Commission sur les relations intercommunautaires
Pierre Lacerte, un résidant à l’origine d’une pétition d’une quarantaine de signatures demandant la destitution de Michael Rosenberg de la Commission consultative permanente sur les relations intercommunautaires, n’a pas obtenu gain de cause. Lors de l’assemblée du conseil d’arrondissement de lundi, le maire suppléant Louis Moffatt a signifié que la conclusion nette, ferme et décisive à laquelle la Commission était arrivée était de ne pas destituer M.Rosenberg pour les raisons invoquées par M. Lacerte et qu’il s’agissait de la vie privée d’un individu.
«La commission s’est rencontrée la semaine dernière et effectivement, cette question a nécessité plus d’une heure de discussion», a souligné le maire suppléant qui est aussi président de la Commission.
Pour M. Lacerte et les signataires, M. Rosenberg est «indigne de siéger sur cette commission au mandat particulièrement délicat», parce qu’il contreviendrait depuis des années à divers règlements municipaux.
Ainsi, le membre de la communauté hassidique se stationnerait illégalement, en double et/ou à contresens devant la synagogue de la rue Hutchison. Un volumineux document, accompagné de photos, dont nous avons fait état dans l’Express d’Outremont du 25 octobre, a été présenté à la séance d’octobre.
M. Lacerte a soutenu que cette bataille n’était pas terminée. Insatisfait de la réponse de M. Moffat, il a dit que «la commission avait comme mandat de favoriser le rapprochement entre les communautés ethniques. En ne prenant pas acte de ce que je vous ai donné, votre commission n’a plus aucune crédibilité. […] Vous n’avez pas répondu à ma question, vous vous êtes défilés, vous n’avez pas de culottes», a-t-il conclu, sommé de s’asseoir par le maire suppléant.
Rappel des faits
C’est la troisième fois en autant de mois que M. Lacerte se présente au conseil avec une demande de destitution pour ce membre de la Commission consultative permanente sur les relations intercommunautaires.
Le résidant, ancien journaliste, a soulevé une première fois cette question à la séance du conseil d'arrondissement de septembre, sans nommer M. Rosenberg. Le maire de l’époque, Stéphane Harbour, lui avait dit d’aller voir le Service de police pour régler ce problème de stationnement, mais n’avait rien proposé en ce qui a trait à la légitimité de M. Rosenberg à siéger à la commission. Au poste de quartier 24, M. Lacerte dit avoir parlé a une agente qui lui aurait dit «mon pauvre monsieur, que voulez-vous qu’on fasse avec votre dossier? Si les élus vous ont demandé de venir ici avec votre dossier, c’est parce que c’est une patate chaude et n’en veulent pas.»