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L’avenir de la planète: une responsabilité partagée

par Julie Charette
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Article mis en ligne le 20 décembre 2007 à 10:00
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L’avenir de la planète: une responsabilité partagée
Le spectacle L’Arche de l’Arsenal à musique, une compagnie cofondée par deux résidants de Ville de Mont-Royal, sera présenté les 29 et 30 décembre. (Photo: Courtoisie)
L’avenir de la planète: une responsabilité partagée
Résidants à Ville de Mont-Royal depuis près de 32 ans, les cofondateurs de L’Arsenal à musique, Lorena Corradi et Reggi Ettore, étonnent depuis trois décennies les petits et les grands en mettant en scène des spectacles multidisciplinaires visant à promouvoir la musique de concert. Leur dernier-né, L’Arche sera d’ailleurs présenté au Centre Leonardo da Vinci les 29 et 30 décembre.
«Nous avons créé notre compagnie, L’Arsenal à musique, dans la volonté d’explorer de nouvelles créations et dans le but d’ouvrir les portes de la curiosité à la musique de concert. Nous voulons faire découvrir toutes les facettes de la musique», explique Lorena Corradi, diplômée en piano du Conservatoire Verdi de Milan.

L’Arsenal à musique a créé une vingtaine de productions musicales et présente des spectacles multidisciplinaires depuis une douzaine d’années. Les créateurs s’intéressent à la pédagogie musicale et entendent sensibiliser les jeunes à la musique. «Notre passion, c’est de réunir différents créateurs et de concevoir des spectacles innovateurs et audacieux. Le mariage entre musique et image est très intéressant. C’est important pour nous qu’il y ait une performance dans nos spectacles. Par exemple, dans L’Arche, il y a un percussionniste sur scène.»

Dans l’optique de Mme Corradi, les quatre éléments du spectacle, soit le propos, la musique, l’image et les arts du cirque doivent s’amalgamer de façon harmonieuse. «Il y a trois ans, on avait envie de créer une production pour notre 30e année porteuse d’un certain message écologique. Aujourd’hui, c’est à la mode d’être conscient des changements climatiques, mais on n’en parlait moins avant.»

Les créateurs de l’Arsenal à musique déterminent la discipline artistique permettant de mettre en scène leur idée première. Pour L’Arche, les arts du cirque sont apparus comme étant le plus à même de rendre compte du fait que l’avenir du monde est la responsabilité de tous. «Dans le spectacle, les porteurs de message du rapport problématique entre l’homme et l’environnement sont les animaux. Les acrobates ne miment pas les animaux, mais ils sont porteurs de leur énergie animale.»

Constitué d’une série de tableaux, L’Arche ne raconte pas une histoire et ne se veut «surtout pas moralisateur», selon Mme Corradi. «Il faut que les spectateurs ressentent toutes les émotions et qu’ils plongent dans cet univers magique. On ne voulait pas donner de solutions, mais plutôt conscientiser sur la problématique environnementale et susciter une réflexion. On souhaite qu’après la production, les spectateurs partagent leur vision et leur interprétation du spectacle. Quand on voit un spectacle en famille, on se rend compte de notre responsabilité en tant qu’adulte.»

Et créer des spectacles destinés à un jeune public ne signifie pas pour autant niveler la production vers le bas. «La seule différence avec un spectacle pour les adultes est la durée. Les jeunes nous permettent de toucher à un public familial, très large. Ils sont curieux et très ouverts à de nouvelles expériences. Pour nous, c’est très stimulant parce que nous pouvons explorer d’autres voies», signale Mme Corradi.
Scène internationale
L’Arsenal à musique est actuellement en négociations afin de présenter L’Arche sur la scène internationale.
En avril, dans le cadre des festivités du 400e de la Ville de Québec, L’Arsenal de musique proposera en collaboration avec l’Orchestre Symphonique de Québec Le Clan des oiseaux. Une œuvre originale sur le thème du 400e, la rencontre, tirée d’un conte écrit par une auteure amérindienne, Christine Sioui. «Pour cette production, on marie une musique originale pour orchestre symphonique, à la danse contemporaine et au multimédia.»



(Photo: Courtoisie)

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