Daniel D’Arcy, ex-directeur de la Sécurité publique d’Outremont.
Daniel D’Arcy passera un test du polygraphe
Coup de théâtre dans l’affaire Daniel D’Arcy. L’ex-directeur de la sécurité publique d’Outremont qui a plaidé coupable en décembre à une accusation d’harcèlement criminel à l’endroit d’une de ses employés passera un test du polygraphe.
L’avocat de l’accusé, Me Gilles Daudelin, a demandé au juge une remise de sentence, qui devait être rendu le 14 janvier, pour faire une preuve supplémentaire. Selon Me Daudelin, certaines affirmations de la victime Julie Martel, seraient fausses et il souhaite les vérifier, notamment en faisant passer un test du polygraphe à son client et en présentant certains documents en cour. Un dossier à suivre au cours des prochains jours.
Rappel des faits
Entre 2004 et 2005, l’homme de 46 ans aurait inondé Julie Martel de courriels et messages amoureux, au point de faire vivre l’enfer à la jeune femme, toujours à l’emploi du service de la Sécurité publique de l’arrondissement d’Outremont.
L’avocat de l’accusé souhaite obtenir une absolution complète parce que si M. D’Arcy a un casier judiciaire, il ne pourra plus travailler dans le domaine de la sécurité.
L’avocat de la Couronne demande quant à lui une courte peine d’emprisonnement à purger dans la collectivité, assorti d’une période de probation.
Le harcèlement criminel est une infraction qui peut être passible de 10 ans de prison. M. D’Arcy n’est plus à l’emploi de l’arrondissement mais a bénéficié d’une prime de départ de 35 000$.