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L'Express d'Outremont / Mont-Royal
Ovation 2008
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Une communauté tissée serré

par Julie Charette
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Article mis en ligne le 11 avril 2008 à 13:20
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Une communauté tissée serré
Un comité de quartier a été mis sur pied afin nouer des liens entre les élèves du secondaire et la communauté de Ville de Mont-Royal. (Photo: Archives)
Une communauté tissée serré
Alors qu’environ 13% des jeunes de Ville de Mont-Royal fréquentent les deux écoles secondaires de la municipalité, la commissaire scolaire Denise Rochefort souhaite éveiller le sentiment d'appartenance des élèves à la communauté. Pour ce faire, elle a mis sur pied l'an dernier un comité de quartier.
«Le défi, c’est de tisser des liens communautaires entre la population locale et la population des écoles secondaires. Il faut trouver une façon de se rapprocher les uns des autres. Mon objectif, c’est que les jeunes partagent leurs réflexions et qu’ils s’impliquent dans la communauté», explique Mme Rochefort.

La circonscription Mont-Royal/Saint-Laurent-Est de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) regroupe deux écoles primaires, l’Académie Saint-Clément et l’école Saint-Clément et les écoles secondaires Pierre-Laporte et Mont-Royal. «Le comité de quartier représente une première tentative de ce type de projet pour Marguerite-Bourgeoys. Il suscite l’intérêt de tous les intervenants du milieu tant au niveau municipal que communautaire.»

Outre Mme Rochefort, ce comité de quartier est composé de Lisa Marcovici, présidente du conseil d’établissement, de Gaétane Marquis, directrice de l’école Saint-Clément, d’André Maratta, directeur de la Sécurité publique, d’Anne Guillemette, animatrice spirituelle et à l’engagement communautaire à l’école Pierre-Laporte et Sandra Becharrani, technicienne en loisirs à l’école Mont-Royal. «J’aimerais que des représentants d’organismes communautaires à la recherche de bénévoles se joignent aussi au comité, comme cela les jeunes pourraient faire du bénévolat.»

Mme Rochefort fait valoir que les élèves du Programme d’éducation internationale de l’école secondaire Mont-Royal doivent consacrer un certain nombre d’heures au bénévolat dans leur communauté. «Pour qu’ils décident de faire du bénévolat à Mont-Royal, encore faut-il qu’ils connaissent les besoins des organismes. Il doit y avoir un rapprochement entre la population de Mont-Royal et la population scolaire.»
Mousser la popularité des écoles secondaires
La commissaire scolaire déplore que peu de jeunes résidants fréquentent les bancs des écoles secondaires de la municipalité. «C’est important de le faire savoir que nos écoles se classent bien. À peu près 13% des jeunes de Mont-Royal fréquentent les écoles secondaires de la Ville. On a raison de se poser des questions», mentionne-t-elle en précisant que la majorité des élèves de Pierre-Laporte et de Mont-Royal résident dans l’arrondissement Saint-Laurent.
Comment peut-on expliquer que les jeunes de Mont-Royal étudient peu dans les écoles secondaires de Ville de Mont-Royal? «Les jeunes du primaire et leurs parents connaissent mal nos écoles secondaires. C’est, à mon avis, ce qui explique en partie le peu d’élèves de Mont-Royal dans nos écoles secondaires. Ville de Mont-Royal offre un milieu de vie sécuritaire pour les jeunes. Il faut le faire savoir.»

En vue de la prochaine rencontre du comité de quartier qui aura lieu le 3 juin, les différents membres doivent dresser un portrait de la situation prévalant dans leur milieu. Les représentants des écoles présenteront leurs besoins et les actions passées ou présentes ayant permis un rapprochement entre les communautés locales et scolaires et entre les élèves du secteur primaire et secondaire.

De son côté, le directeur de la Sécurité publique répertoriera les activités de la municipalité susceptibles d’intéresser les élèves comme participants ou comme bénévoles. «Pour décider de la forme que nos actions vont prendre, nous devons attendre de bien connaître les intérêts et les besoins de chacun. Pour le moment, nous identifions les pistes d’action. C’est sûr que pour la communauté et la population scolaire il y a un apprivoisement à faire. Et ce n’est pas seulement la responsabilité des jeunes», estime Mme Rochefort.

(Photo: Archives)

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