(Photo: Courtoisie)
Un voyage du côté créatif
Isabelle Quimper part en voyage et nous amène avec elle dans sa valise. La résidante d’Outremont prépare en effet un spectacle-bénéfice le 18 avril au sympathique Volver Café (5604, avenue du Parc), un café créé pour contribuer à la connaissance et à l’intégration des différentes cultures qui se croisent à Montréal. Les fonds amassés lui permettront de financer un projet de six mois en terre brésilienne avec le groupe Cravo Da Terra à Florianopolis.
«Durant la soirée, je ferai découvrir mes compositions, mais aussi j’ai invité des amis auteurs-compositeurs-interprètes, poètes et musiciens», raconte l’artiste de 31 ans, qui peut compter en plus sur deux bourses, une de l’Office Québec-Amériques pour la jeunesse (OQAJ) et une d’Emploi-Québec. Le but de son voyage au Brésil? «Amener mes chansons plus loin. Ma musique n’est pas du tout inspirée du Brésil, je fais surtout de la chanson poétique. J’ai toujours écrit de la poésie et je pense que d’aller m’imprégner de ce pays va amener quelque chose de très spécial», croit celle qui demeure avec un groupe de jeunes dans le presbytère derrière l’église Saint-Viateur, «où on y partage notre foi.»
La jeune femme aimait déjà la musique de Cravo Da Terra, le groupe avec lequel elle va travailler. «Ils jouent d’instruments typiques du pays et ont une poésie qui me rejoint.»
Durant son séjour de six mois, la jeune femme participera à des ateliers dans un centre poétique dans la jolie ville au sud de Rio de Janeiro. Elle devrait aussi faire de la recherche dans des ateliers musicaux à l’Université de Florianopolis. Elle présentera d’ailleurs un spectacle en ses murs le 1er novembre. Avis aux voyageurs qui passeraient par là!
«J’ai déjà été deux mois au Brésil, à Florianopolis l’été passé. C’est drôle parce que je me suis sentie bien. J’ai senti que j’avais besoin d’être là, que la nature m’accueillait. La ville et ses chansonniers, je me suis tout de suite sentie affiliée.»
La nature est la source principale d’inspiration de l’artiste née dans le Grand Nord québécois. «Je me souviens qu’en dormant à Florianopolis l’année dernière, j’entendais la pluie tomber sur le toit de tôle et je me suis dit que c’est de là que devait venir la bossa-nova!»
En attendant de prendre son envol vers le pays de la samba, la jeune femme prendre des cours de langue portugaise à l’université. «Idéalement, j’aimerais pouvoir composer en portugais une fois là-bas.»
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