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François Bissonnette Remax
L'Express d'Outremont / Mont-Royal
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L’école Buissonnière veut être un bon élève

Geneviève Allard par Geneviève Allard
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Article mis en ligne le 1 mai 2008 à 16:57
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L’école Buissonnière veut être un bon élève
La circulation autour de l’école Buissonnière est un problème qui inquiète les résidants des alentours. Avec la construction d’un nouveau gymnase sous la cour d’école et l’aménagement de quatre nouvelles classes, cette circulation risque d’augmenter d’une trentaine de voitures par jour.(Photo: Éric Carrière)
L’école Buissonnière veut être un bon élève
En organisant une rencontre avec le voisinage mercredi soir, la direction de l’école Buissonnière, flanquée des architectes et ingénieurs du projet de construction d’un gymnase sous la cour d’école, semblait vouloir faire preuve de bonne volonté. Inquiets des éventuels désagréments de l’excavation, du dynamitage et de la construction, la douzaine de résidants présents ont aussi exprimé plusieurs réserves quant aux problèmes de circulation autour de l’école qui accueille 401 élèves.
D’entrée de jeu, les architectes de la firme Kodem ont expliqué de quoi retournait cette expansion de 10 000 pieds carrés qui inclura un gymnase, un studio de danse, une salle de casiers et des salles de bains.

«Depuis janvier 2007, nous travaillons avec l’école», a expliqué André Miller, directeur de développement chez Kodem, présentant le projet à l’aide de support visuel.

En plus du gymnase, les élèves bénéficieront d’un nouvel asphalte, de jeux, de clôtures et d’aménagement paysager améliorés. «Quand ce sera fini, personne ne saura qu’il y a un gymnase sous la cour», a assuré M. Miller. Le travail devrait se terminer en mars 2009.

«Les ingénieurs de la firme Dury vont étudier au cours des prochaines semaines quelle sera la meilleure méthode d’excavation qui satisfasse aux normes d’Outremont, de la Ville de Montréal et aux conditions spécifiques du quartier», a soutenu M. Miller.

Tous les résidants demeurant dans un rayon de 150 mètres du chantier seront rencontrés et les fondations seront inspectées au cours des prochains jours par la firme Dury. «Quelles sont les méthodes d’excavation qui seront privilégiées?», a tenu à savoir un des résidants. «Probablement du forage et du dynamitage», a concédé Paul Kuznik, de chez Dury. La profondeur de l’excavation sera autour de 15 à 17 pieds et à plusieurs reprises, M. Miller et les ingénieurs de Dury ont insisté sur le fait que ce serait sécuritaire et que des sismographes seraient sur le site en tout temps lors du dynamitage.

D’autres résidants ont demandé si les travaux allaient commencer très tôt le matin. Pierre A.Chapuis, directeur du Service de l’aménagement urbain et du patrimoine à Outremont, était présent durant la séance d’information et a assuré que l’arrondissement n’allait pas avoir de demi-mesures pour faire respecter les heures permises de construction qui sont de 7h30 à 19h, du lundi au samedi.

«Si des problèmes causés par l’excavation surviennent à nos maisons, allez-vous arrêter?», a demandé Cesar Heredia, qui demeure tout juste à côté de l’école. «Nous sommes sûrs qu’il n’y aura pas de problèmes, mais si nous sommes responsables de certains bris sur votre propriété ou sur vos biens, nous payerons, a répondu le directeur de développement chez Kodem. La norme pour les vibrations à chaque sautage est de 25 millimètres à la seconde, et nous on va s’assurer que ce sera en-deçà de ça.»
Plus d’élèves, plus de circulation
La construction de ce nouvel espace va libérer l’ancien gymnase où quatre salles de cours seront construites, pour ainsi accueillir 50 élèves de plus. «Comment allez-vous gérer le problème de stationnement, qui va augmenter?», a demandé Linda Babin, résidante de l’avenue de l’Épée.
«Nous calculons que cela amènera environ 30 voitures de plus, s’est avancé Hélène Bourduas, directrice générale de l’école. Avec notre zone de débarcadère, ça a beaucoup aidé à désengorger.»

«Non, ça affecte notre qualité de vie», a dit M.Heredia. «À 9h, midi et 3h, c’est déjà l’enfer», a renchérit Mme Babin, qui travaille de la maison.

S’est ensuivi une série de témoignages et commentaires de riverains qui en avaient bien assez du non-respect des entrées de stationnement résidentiel de la part des parents, en plus que des moteurs qui tournent au ralenti pendant plusieurs minutes, en pleine rue. Ce problème, accentué par la présence de trois écoles dans le secteur, proviendrait toutefois surtout de l’école Buissonnière

«Vous devriez demander aux gens de respecter les entrées de garage. S’il vous plaît, donnez un feuillet explicatif aux parents», a dit la résidante du 219 Querbes. «Ça a déjà été fait, mais on s’est rendu compte que de prendre des mesures plus sévères [que la sécurité publique donne des contraventions] fonctionne mieux.», a rétorqué la directrice générale.

«Le temps que la sécurité publique arrive, l’auto fautive est partie», a répliqué Pauline Gagnon, du 215 Querbes.

Hubert Bolduc, membre du conseil d’administration de la Fondation de l’école Buissonnière et vice-président aux communications et aux affaires publiques chez Cascades, qui agissait à titre de maître de cérémonie lors de la soirée, a invité les résidants à se rasseoir tous ensemble ultérieurement pour reparler de ce problème de circulation et des solutions qu’il faudrait y apporter.

Marie Cinq-Mars, la mairesse d’Outremont, a distribué sa carte d’affaires à la fin de la rencontre et a invité les résidants exaspérés par les problèmes de circulation à la contacter pour en discuter formellement.

À la fin, la directrice Hélène Bourduas a pris les coordonnées des personnes présentes pour les tenir au courant par courriel de la suite des procédures. Il a aussi été convenu qu’une autre rencontre aurait lieu avec l’entrepreneur en construction, une fois celui-ci embauché, environ une semaine avant le début du chantier.

Enfin, l’école Buissonnière a mis sur pied une ligne téléphonique dédiée au projet Je grandis, mon école aussi. Il suffit de composer le 514 272-4739 poste 27. Le site Internet de l’école www.ecolebuissonniere.ca) permet aussi de suivre l’évolution du projet. Prévu entre 2,4 et 2,7 millions$, le projet de l’école Buissonnière est entièrement financé par des fonds privés.

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