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Un été de découvertes

par Julie Charette
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Article mis en ligne le 3 juillet 2008 à 8:00
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Un été de découvertes
Tout comme l’an dernier, les élèves de 3e, 4e et 5e secondaire sont invités à prendre part gratuitement au Projet de sensibilisation aux études universitaires et à la recherche de l’Université de Montréal. (Photo: Éric Carrière)


Un été de découvertes
La simulation d’un procès, des ateliers de création en littérature, des visites de laboratoire ou un atelier sur les normes du travail, voilà quelques-unes des 200 activités auxquelles prendront part les élèves de 3e, 4e et 5e secondaire participant au Projet de sensibilisation aux études universitaires et à la recherche (Projet SEUR) de l’Université de Montréal (UdeM). Un été incomparable pour les curieux!
Près de 630 jeunes provenant de différentes écoles de la région métropolitaine, dont des dizaines d’écoles outremontaises, prendront part à l’un des sept séjours d’immersion offerts gratuitement par le Projet SEUR. Dès le 23 juin, les séjours d’immersion d’une durée d’une semaine permettront aux jeunes de 14 à 17 ans de se familiariser avec la vie universitaire, à la recherche et découvriront différents domaines d’études et professions. «Les ateliers, ce ne sont pas des cours universitaires. Ils sont le plus interactifs possible. Un de nos buts, c’est d’établir une connexion entre tous les cycles universitaires et les élèves du secondaire et de faciliter leur choix de carrière», mentionne Anne Lassonde, coordonnatrice depuis deux ans du projet SEUR.

Du lundi au vendredi, les jeunes vivront au rythme d’ateliers interactifs, de débats, de conférences et visites en entreprise en compagnie de moniteurs-organisateurs étudiants au premier cycle à l’UdeM. Une quarantaine d’entreprises participent au projet et ont accepté de se prêter au jeu cet été. Parmi elles, Cascades, L'Oréal, la TOHU et Hydro-Québec recevront la visite des élèves. «Quand j’étais au Cégep, je regardais les programmes universitaires et j’ai choisi par élimination! Je ne voulais pas de cours avec des maths, pas de sciences… Je ne savais pas qu’il y avait d’autres choses, j’ai découvert plus tard d’autres professions que j’aurais aimé faire», explique Mme Lassonde qui a finalement opté pour des Études en communications.

Les groupes de 30 élèves sont accompagnés par trois moniteurs-organisateurs, dont Noémie Albert, qui étudie en Études cinématographiques. «C’est le temps de poser des tas de questions aux gens du milieu. Et nous on peut aussi leur parler de la vie étudiante sur le campus, des résidences», indique celle qui est âgée de 20 ans.

Les ateliers sont animés par des professeurs ou des étudiants chercheurs du deuxième et troisième cycle. «Les conférenciers ne sont pas seulement des gens ayant un parcours linéaire. Il y a des conférenciers qui ont voyagé avant d’aller à l’université, d’autres qui ont changé de programme en cours de route. C’est pour montrer aux jeunes qu’il n’y a pas un parcours pareil», indique la coordonnatrice du Projet SEUR.
Projet SEUR: des activités à l’année
Outre les séjours d’immersion l’été, le Projet SEUR propose d’autres activités pendant l’année scolaire: conférences de chercheurs et de professeurs de l’institution universitaire dans les écoles, parrainage, stage spécialisé et volet pour les garçons.
Dans le cadre du volet parrainage, le Projet SEUR fait le lien entre les élèves et des professeurs de l’Université. «Un élève qui participe par exemple à l’Expo-sciences Bell peut être aidé, avoir des conseils ou du matériel d’un professionnel de l’UdeM», souffle Mme Lassonde. Pour ce qui est du stage spécialisé, les élèves accompagnent pendant une journée un étudiant ou un chercheur. Une façon de se familiariser avec les études universitaires ou une carrière et le moment rêvé de poser toutes les questions leur brûlant les lèvres.

Projet pilote l’an dernier, le volet persévérance scolaire chez les garçons est le nouveau dada du projet SEUR. «C’est l’accompagnement personnalisé d’un jeune démotivé à l’école et ciblé par les intervenants scolaires. Il est jumelé avec un étudiant universitaire qui est là comme un modèle de persévérance scolaire. C’est un mélange entre un grand frère et un stage spécialisé», renchérit-elle.
Une ex-participante maintenant conférencière!
En 2001, Marie Léger-St-Jean a pris part au Projet SEUR. Elle est de retour pour trois semaines cet été afin de donner une conférence portant sur son sujet d’étude à la maîtrise.
Dans son atelier, les jeunes se familiariseront avec la représentation des criminels dans les textes originaux et les adaptations de Frankenstein et de Dr Jekyll et Mr Hyde. «J’avais déjà un intérêt pour la criminalité. Je me souviens d’une conférence au Projet SEUR sur les criminels qui m’avaient beaucoup marqué. Elle m’avait confirmé que je voulais étudier ce sujet et ce programme m’a mis en contact avec le milieu universitaire», indique celle qui complète présentement une maîtrise en Études anglaises!

«Les gens du projet SEUR nous demandent de faire une présentation en trois parties: notre parcours, un volet académique et pratique. J’ai détesté mon Cégep et je veux leur montrer que ce n’est pas parce que tu n’aimes pas le secondaire ou le Cégep que tu vas nécessairement détester l’université.»

Pour s’inscrire aux séjours d’immersion: www.seur.qc.ca

(Photo: Éric Carrière)

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