Claude Maher, comédien, metteur en scène et traducteur.
(Photo: Courtoisie)
Une comédie policière où l’on commet un meurtre chaque soir
La pièce Coup de ciseaux
L’Outremontais Claude Maher foule les planches du théâtre Le Patriote de Saint-Agathe jusqu’au 30 août dans la pièce Coup de ciseaux, l’adaptation française de Shear Madness. «La comédie la plus jouée dans le monde depuis sa création», dixit M. Maher
«L’été, c’est la folie, le plaisir et le délire. Il n’y a rien de mieux que d’entendre une centaine de personnes rire en même temps. Le rire, c’est une drogue. C’est une pièce qui ne ressemble à aucune autre. Elle est complètement éclatée et a une forme inhabituelle», mentionne Claude Maher au sujet de la pièce qu’il a aussi traduite et mise en scène.
Qualifiant Coup de ciseaux de pièce «complètement folle et délirante», M. Maher précise qu’il lui a conféré une saveur toute québécoise en ancrant l’histoire dans une réalité montréalaise.
Écrite par Paul Portner, cette comédie policière se déroulant dans un salon de coiffure et propose un chassé-croisé propre au théâtre d’été. «Ce sont des clients dans un salon de coiffure avec des "backgrounds" très variés. Les spectateurs vont vouloir suivre l’enquête, le développement de l’histoire. Ce n’est pas une écriture habituelle. Le début de la pièce est assez musical, ensuite la forme devient plus conventionnelle et elle redevient plus éclatée plus tard. Ce n’est pas une pièce prévisible, c’est vraiment étonnant», signale M. Maher.
Portant divers chapeaux, M. Maher a roulé sa bosse dans le monde théâtral et télévisuel québécois. «Depuis 25 ans, j’ai peut-être manqué un été de théâtre. Je suis un de ceux qui a le plus monté de théâtre d’été. »
Claude Maher a réuni une distribution éclectique. Il jouera un client curieux, François-Étienne Paré un coiffeur extravagant, Anne Casabonne, une manucure ambitieuse, Louise Deschâtelets une digne dame, Éric Hoziel un antiquaire et Marc St-Martin, un jeune homme serviable.
Coup de ciseaux marque le 40e anniversaire du Théâtre Le Patriote.
Un spectacle éclaté
«C’est un spectacle éclaté et certaines avenues peuvent être différentes soir après soir. Il y a des plages qui peuvent être improvisées, où l’on a la permission d’improviser. S’il y a un événement particulier la journée où l’on joue la pièce, on peut l’utiliser.»
En répétition depuis février, les comédiens ont beaucoup travaillé leurs textes. «La comédie, c’est un art difficile parce qu’elle demande beaucoup de précisions et de vitesse d’exécution. Souvent, on pense que la comédie c’est juste de se lâcher lousse. Mais on travaille beaucoup, c’est une très belle mécanique»
S’il a assuré la mise en scène de la pièce les Sunshine Boys au Théâtre Jean-Duceppe au printemps, c’est la télévision qui l’accapare pour le moment. Celui qui est producteur au contenu pour Avanti Ciné Vidéo s’occupe de la nouvelle émission de Normand Brathwaite, La Grosse vie, qui sera présentée en septembre, de la La Joute une émission de débats avec Stephan Bureau et de la seconde saison de Les étoiles filantes.
(Photo: Courtoisie)
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