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Un combat de boxe tout en musique

par Julie Charette
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Article mis en ligne le 26 juin 2008 à 0:56
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Un combat de boxe tout en musique
L’Outremontais Volodia Schneider participe le 2 juillet à la finale du "Drummer Kombat", un duel entre deux batteurs qui se déroulera dans une arène de boxe. (Photo: Éric Carrière)
Un combat de boxe tout en musique
Le batteur Volodia Schneider livrera tout un combat le 2 juillet dès 22h à l’angle de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent. L’Outremontais participera alors au "Drummer Kombat", une lutte à finir toute en musique
«C’est le plus gros concours de batterie du Canada et c’est comme un combat dans un ring de boxe. C’est envoûtant pour le public et beaucoup d’adrénaline pour les batteurs. Les spectateurs participent au combat parce que lorsque les juges sont indécis, ils laissent le public décider du gagnant!», mentionne Volodia Schneider, qui a débuté l’apprentissage de la batterie à l’âge de 11 ans.

Depuis février, la troisième édition du "Drummer Kombat" prend place tous les premiers mercredis du mois au Savoy du Metropolis. Trente batteurs se trouvaient alors sur la ligne de départ. La finale sera présentée dans le cadre enchanteur du Festival International de Jazz de Montréal, le 2 juillet à 22h. Quatre finalistes en mettront alors plein la vue afin de rafler des prix d’une valeur totale de 30 000$.

Volodia Schneider pourrait alors mettre la main sur l’une des deux batteries d’une valeur de 10 000$, un voyage ou encore des heures d’enregistrement en studio.
Un combat de boxe
Au total, quatre duels se dérouleront le 2 juillet. Au dernier son de cloche, un batteur sera déclaré vainqueur par un jury comprenant notamment le «roi du drum», Guy Nadon. «Il y aura cinq rounds qui se déroulent en alternance avec l’adversaire. Au 1er round, on joue deux fois 20 secondes, au 2e on fait dans des styles imposés, au 3e il faut improviser avec un bassiste, au 4e on doit imiter le jeu de l’autre et au 5e round on a une minute libre», indique celui qui aura 19 ans dans quelques jours. Trois critères guideront les juges dans l’évaluation des batteurs: la technique, la polyvalence et le sens du spectacle. «En 2005, j’ai eu un déclic quand je suis allé voir le "Drummer Kombat". Je m’étais dit que je voulais le faire. Je n’étais pas prêt à cette époque, mais le concours m’a motivé à travailler. C’était un défi personnel parce que je m’étais alors dit que j’allais faire partie de ce spectacle.»
Comment se prépare-t-on à ce type de concours? «Il faut penser à des idées originales. Je suis aussi allé voir les autres batteurs pour voir leur façon de jouer et pour savoir à quoi m’attendre. Le truc, c’est d’avoir un maximum de créativité», signale celui qui complètera l’an prochain un programme double d’une durée de trois ans. Il étudie en musique à l’école Vincent-d’Indy et en théâtre au Collège Jean-de-Brébeuf. «Je fais du théâtre depuis que je suis petit. J’avais le goût de continuer à l’étudier au Cégep», indique celui qui a grandi au sein d’une famille portée sur le théâtre et qui a fait nombre d’apparitions, notamment dans Virginie. «Au départ, dans la famille c’était le théâtre. Mais mes frères se sont aussi mis à la musique!»

Sa formation de comédien constitue-t-elle un atout dans ce type de duel? «Pour le charisme sur scène, c’est sûr que le théâtre aide beaucoup. On donne un spectacle, on jongle un peu avec les baguettes. Ce n’est pas du cirque, cela reste de la musique, mais on fait plaisir au public.»

Il travaille présentement à un projet musical avec un ami pianiste. Les prix qu’il pourrait rafler lors de la finale du "Drummer Kombat" pourraient notamment lui permettre de se faire connaître. Le batteur du groupe Porcupine Tree, Gavin Harrison, représente un modèle pour Volodia. «C’est le batteur le plus proche de mon style, ou de celui que j’aimerais obtenir!» Il donne des cours privés à la maison. La meilleure façon de le contacter, c’est en tapant son nom sur YouTube! «Donner des cours me permet de transmettre ce que j’ai appris de mes profs et par moi-même. Je peux transmettre ma passion et voir mes élèves s’améliorer.»

(Photo: Éric Carrière)

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