L’Outremontaise Estelle Morin sillonnera les chemins menant au sommet du Kilimandjaro pour la Fondation des maladies du cœur du Québec.
(Photo: Jacques Pharand)
Du coeur pour le Kili
Culminant à 5895 mètres, le Kilimandjaro attire de nombreux explorateurs et randonneurs. Le 26 juillet, une résidante d’Outremont, Estelle Morin, gravira en compagnie du groupe Kili 2008 le toit de l’Afrique pour la Fondation des maladies du cœur du Québec.
«Les maladies du cœur font souffrir beaucoup de gens. C’est une cause de mortalité importante. La Fondation contribue à l’avancement de la recherche. La randonnée au Kilimandjaro représente aussi un défi. J’ai eu 50 ans l’an dernier et je n’ai pas gravi une montagne de cette envergure depuis 25 ans! Je veux le faire pendant que j’ai encore de bonnes jambes. J’ai l’intention d’atteindre le sommet pour montrer aux femmes de 50 ans qu’on peut le faire», indique Estelle Morin.
Pendant huit jours et sept nuits, un groupe composé de 21 personnes provenant d’horizons professionnels variés bravera le Kilimandjaro afin de soutenir les activités de financement et de participer au développement des programmes de prévention et de promotion de la Fondation des maladies du cœur du Québec.
Les randonneurs souhaitaient remettre 120 000$ à la Fondation des maladies du cœur du Québec, mais ils ont déjà amassé 130 000$. «D’autres activités seront organisées pour amasser des fonds. On est ambitieux! Après la randonnée, on a l’intention de faire un montage photographique pour présenter notre expédition.»
L’ascension en groupe représente-t-elle un intérêt particulier pour celle qui est professeure de psychologie à HEC Montréal depuis 1988? «Notre groupe est très diversifié et d’un point de vue psychosocial je trouve qu’il sera intéressant de voir comment 21 personnes vont interagir et vont intégrer cette grande diversité d’âge, d’intérêts et de cultures. Ce sera la première fois que nous serons les 21 ensembles et je vais être attentive à cela. J’ai hâte de voir comment nous allons former un groupe cohésif dans un contexte tout à fait étranger», mentionne la maman de trois enfants.
Relever le défi du Kili
Les participants à l’expédition Kili 2008 se rencontrent mensuellement afin de compléter leur préparation et de nouer des liens entre eux.
Quels sont les défis posés par la montée du Kilimandjaro? «La première difficulté, c’est la gestion de l’altitude et la seconde de former une équipe», dit-elle. S’entraînant régulièrement depuis 35 ans, Mme Morin ne craint pas outre mesure les défis physiques posés par une randonnée en altitude. «Ce n’est pas le mitan de la vie qui m’a amené à m’entraîner. L’entraînement pour moi c’est une routine. C’est une question d’hygiène de vie. C’est aussi important que de prendre une douche!»
Pendant l’ascension, la condition physique des participants sera scrutée à la loupe par les guides accompagnant le groupe de la Fondation des maladies du cœur du Québec. Pour faire un don pour la fondation des maladies du coeur:
www.kili2008.org.
Coup d’œil sur la Fondation des maladies du coeur du Québec
Depuis plus de 50 ans, la Fondation contribue à la recherche, à la promotion de la santé du coeur et à la prévention des décès liés aux maladies du cœur et aux accidents vasculaires cérébraux (AVC).
D’après la Fondation, un décès sur trois au Canada est lié à une maladie du cœur ou un AVC. Et ces maladies constituent la première cause de mortalité au pays. Au Québec, une personne est atteinte à toutes les 30 minutes.
jean-guy desforges
Commentaire mis en ligne le 14 juillet 2008J'imagine que les gens du Kenya et de la Tanzanie seront surpris. Pourquoi des blancs vont-ils gravir une montagne en Afrique pour ramasser des fonds pour un pays très riche? Le VIH et la Malaria sont endémiques en Afrique et font mourir annuellement 1 million de personnes. Ils ne peuveent se payer les médicaments de base. Pourquoi ne pas leur donner les dons recueillis?
Jean-Guy Desforges.