Les dimanches soirs, nul besoin d’être un professionnel pour danser le tango au parc Saint-Viateur. Tous les passionnés de cette danse argentine y sont conviés.
(Photo: Éric Carrière)
Outremont de plus en plus tango
Danser le tango dans un pavillon ouvert aux quatre vents. Une invitation langoureuse lancée par l’école de danse Tango libre tous les dimanches au parc Saint-Viateur.
«L’objectif des soirées dans les parcs, c’est de permettre aux gens qui n’ont jamais pratiqué le tango, de s’initier au tango et aux mordus de profiter d’un plancher de danse. L’été, tout le monde a le goût d’être à l’extérieur et de danser en plein air. On n’a pas envie de s’enfermer. Tango libre cherchait un endroit pour organiser des soirées extérieures parce que c’est très agréable de danser à l’air libre. À l’origine, il y avait du tango qui se dansait sur les pavés de Buenos Aires», explique Silvi Belleau, codirectrice du Festival international de tango de Montréal et collaboratrice à Tango libre.
Pour un quatrième été, curieux et amants de cette danse argentine se réunissent dans le kiosque du parc Saint-Viateur (situé sur l’avenue Bloomfield) pour des milongas, des soirées de danse. «Il y a des soirées où il y a 200 à 300 personnes à Outremont. Le parc Saint-Viateur, c’est un bel espace de rencontre. Il y a des danseurs de différents niveaux et de différentes écoles qui se rencontrent autour du tango. Le kiosque est vaste et couvert. On peut danser même s’il pleut! Et s’il fait très chaud, on est à l’air libre. Ce n’est jamais étouffant», mentionne-t-elle.
Nul besoin d’être un fervent du tango pour se laisser prendre au jeu de la danse. «Même pour les gens qui ne sont pas nécessairement des danseurs, c’est agréable de s’imprégner du spectacle de la danse et de la musique.»
Qu’est-ce qui différencie le tango des autres danses? «L’abrazo. L’étreinte, la façon de tenir l’autre dans ses bras. Le tango, c’est une danse de cœur, des émotions. On danse cœur à cœur avec son partenaire. C’est élégant et sensuel sans être nécessairement sexy. Il y a une grâce qui se développe. C’est quelque chose qui se travaille. Il y a beaucoup de jeux de jambes et de pied.s»
Place à la danse!
Prochain rendez-vous langoureux: le 20 juillet. Les soirées ont fait relâche pendant le Festival international de tango de Montréal qui a ravi les aficionados du tango du 4 au 13 juillet.
De 19h à 22h15: Place à la musique et à la danse! Dès 19h, des professeurs de Tango libre offrent pendant une heure une classe d’introduction. «À chaque dimanche, on enseigne les pas de base. Mais après on enchaîne toujours avec quelque chose de différent. On apprend donc chaque semaine d’autres pas.» Les danseurs aguerris ne sont pas en reste puisqu’ils peuvent profiter de ce moment pour fouler la piste de danse du kiosque Saint-Viateur.
Faire ses premiers pas
«Il ne faut pas se laisser impressionner par le tango. Il y a des gens qui atteignent en peu de temps un très bon niveau. Nos soirées ne sont pas chorégraphiées, on apprend aussi à improviser. Tout se décide dans l’instant avec la musique, l’espace et son partenaire.»
Un conseil d’une fine connaisseuse? «Au parc Saint-Viateur, il vaut mieux éviter de porter ses meilleurs souliers de tango. Le sol est en ciment et on use rapidement ses souliers»
Des aficionados de tous les âges se réunissent pour danser. «Il y a de jeunes danseurs qui n’ont pas 20 ans et d’autres qui sont dans la soixantaine. C’est un espace intergénérationnel et interculturel»
Les milongas ont cours jusqu’au premier dimanche de septembre. Une élégante façon de profiter de la belle saison!
(Photo: Éric Carrière)
(Photo: Éric Carrière)
Sandra De Rosa
Commentaire mis en ligne le 3 août 2008No chance we'll dance that way!
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