Aliocha et Vassili Schneider partagent la même chambre et le goût du jeu.
(Photo: Éric Carrière)
De l’art en famille
Une famille d’artistes. Des frères comédiens, musiciens et chanteurs. Une solidarité à toute épreuve. Rencontre avec Aliocha et Vassili Schneider, deux frères qui partagent avec le clan familial un fort penchant pour la scène.
«C’est sûr que c’est beaucoup grâce à notre père qu’on fait ce métier. Nous avons plus de chance que les autres parce que notre père a une école de théâtre. Nous sommes nés là-dedans! […] Notre père a toujours dit qu’un don, c’est un mètre d’avance sur des kilomètres à parcourir», mentionne Aliocha Schneider, qui est âgé de 14 ans.
Celui qui fera son entrée en 4e secondaire au Collège Jean-de-Brébeuf à l’automne, a pris le chemin des studios de doublage vers l’âge de 9 ans. «J’aime beaucoup le doublage. On a du plaisir, c’est rapide et on peut improviser. Il y a aussi beaucoup de subtilités dans le doublage», indique-t-il en précisant qu’il a suivi un stage de formation en doublage au Conservatoire de Montréal alors qu’il était âgé de 11 ans. «Avant le stage, j’ai passé plusieurs auditions parce que les gens aimaient ma voix. Mais maintenant que j’ai fait le stage, c’est plus facile en audition!»
Un chemin que souhaite poursuivre son jeune frère Vassili. Âgé de 9 ans, le blondinet au regard pétillant pratique pourtant l’art du doublage depuis trois ans.
Fréquentant l’école Saint-Germain-d’Outremont, Vassili a prêté sa voix à de nombreux films. Récemment, il a notamment fait du doublage pour Spiderman 3 et Hancock.
Diverses cordes à leur arc
Aliocha et Vassili ont joué dans plusieurs courts et moyens métrages. Aliocha a interprété Mathieu dans le film d’Érik Canuel, Bon cop Bad cop et Jean dans celui de Léa Pool, <@Ma mère est chez le coiffeur<@$p>.
Ne se contentant pas de jouer au cinéma, Aliocha a aussi foulé les planches de l’Espace Go dans La Promesse de l’aube, l’adaptation théâtrale du roman autobiographique de Romain Gary. «C’était ma première expérience théâtrale. J’ai beaucoup aimé la tournée que l’on a faite au Québec. À la fin de la La Promesse de l’aube, j’étais très triste parce que la production s’arrêtait et que des rôles de jeunes au théâtre il n’y en a pas beaucoup!», souffle-t-il en riant puisqu’il incarnera cet automne Momo dans l’adaptation de La vie devant soi d’Émile Ajar…. mieux connu sous le nom de Romain Gary!
Les répétitions de La vie devant soi, qui sera mise en scène par Louise Marleau au Rideau Vert, débutent en août. Aliocha interprétera Mohammed, dit Momo du 23 septembre au 18 octobre. Son expérience de doublage s’est avérée utile pour l’obtention du rôle de Momo. «Physiquement, il y avait un défi puisque Momo est d’origine arabe et qu’Aliocha est blond! En audition, il a proposé de jouer Momo avec l’accent arabe. Ils ont été séduit!», signale le père d’Aliocha et de Vassili, Jean-Paul Schneider.
Bien que le jeu fasse partie intégrante de sa vie, Aliocha a aussi le goût de la musique, de la chanson plus particulièrement. «J’ai commencé à chanter devant un public vers 10 ans et le chant m’a permis de faire de la scène. Je n’étais donc pas dépourvu quand j’ai joué au théâtre, j’avais déjà de l’expérience», indique celui qui a fait des classes de maître avec Bruno Pelletier et Patsy Gallant. Il compte aussi entreprendre l’apprentissage de la guitare et tressaille d’impatience à l’idée de retrouver le terrain de soccer.
Du haut de ses 9 ans, Vassili a notamment donné la réplique à Monique Mercure lors du tournage de Grande Ourse-La Clé des possibles, un long-métrage de Patrice Sauvé. «Je ne savais pas que Monique Mercure, c’était une grande actrice. Quand je l’ai su, j’ai eu un peu peur de lui faire recommencer une scène. Mais, cela s’est très bien passé», explique Vassili.
Jouant un personnage fantomatique, Vassili en était à son premier long-métrage. «Je suis un personnage un peu épeurant. Parfois, je noie les gens. Je suis un peu méchant dans le film», souffle celui qui a appris à danser la claquette pour ce film. En dépit de son cours primaire, du doublage et ses engagements au cinéma, Vassili trouve le temps de jouer du piano, et de la batterie, de pratiquer une foule de sports et de faire….quelques conneries, selon son père!
«Cela va être mon métier plus tard. J’aime cela tourner, jouer la comédie», affirme Vassili, imité par Aliocha. Gageons que de nombreuses scènes les attendent!
(Photo: Éric Carrière)
(Photo: Éric Carrière)
shneider chantal
Commentaire mis en ligne le 31 juillet 2008Superbe article!! Pour les éloges... très très en-dessous de la vérité. Connaissant ces deux enfants si talentueux et si lumineux et... tellement gentils, en plus... lol,j'affirme à tous ceux qui liront ce commentaire qu'il faut aller les admirer. Et ce n'est pas tout ! Les autres frères n'ont rien à leur envier !! mille bravos à cette magnifique famille...