Tyrell Alexander, candidat du Parti vert.
(Photo: Jacques Pharand)
De la parole aux actes
Passer de la théorie à la pratique. Détenteur d’un baccalauréat en sciences politiques et histoire de l’Université Concordia, Tyrell Alexander vit l’expérience d’une campagne électorale pour la seconde fois. Le candidat du Parti vert dans la circonscription de Mont-Royal a porté les couleurs de Projet Montréal dans le district électoral de l’ouest de l’île de Montréal aux élections municipales de 2005.
«Depuis que j’ai l’âge de 12 ans, je veux m’engager en politique. Mes premières passions ont été les relations internationales et la gouvernance mondiale. Pour bien connaître les partis, j’ai étudié leur programme et leurs engagements. Les idées du Parti vert ne viennent pas de la gauche ou de la droite. Son programme regroupe les meilleures idées, elles viennent de partout», indique celui qui milite au sein du Parti vert depuis deux ans.
L’étudiant à la maîtrise en gestion des ressources humaines à l’Université McGill avait auparavant milité auprès des libéraux. Pourquoi avoir tiré une croix sur le Parti libéral du Canada? «Le Parti vert est à l’écoute des idées que l’on a. On est invité à les partager et elles ont une suite. On sent qu’on peut vraiment faire une différence», mentionne celui qui réside dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce depuis un mois.
Résidant de Mont-Royal durant de nombreuses années, M. Alexander met en lumière trois sujets lui tenant particulièrement à cœur: le développement durable, la sécurité des enfants et les transports collectifs. Il entend s’assurer que les activités énergétiques et les programmes de recyclage et de compostage se poursuivent de façon durable.
Le candidat vert âgé de 29 ans croit qu’il faut être attentif aux petits gestes à poser au quotidien. «Pourquoi ne pas profiter des rénovations apportées à un bâtiment pour maximiser son efficacité énergétique», souligne-t-il.
Il souhaite aussi que l’énergie solaire soit une réelle alternative pour les citoyens. «Nous pourrions créer des programmes pour rendre plus accessible l’énergie solaire. Comme cela les gens pourraient, par exemple, installer des panneaux solaires sur leur toit», mentionne celui qui travaille depuis trois ans au comptoir postal d’un Pharmaprix.
Dans l’optique de protéger les écoliers, M. Alexander suggère d’éviter la circulation automobile aux abords des écoles. «En redirigeant le trafic, les jeunes peuvent marcher en sécurité, on réduit la pollution et on laisse de l’espace pour des parcs près des écoles.
Une maîtrise en aménagement urbain fait partie des plans à court terme du candidat vert. Intéressé par la planification des villes, M. Alexander propose d’aménager un train léger sur rail sur l’autoroute métropolitaine. «Pourquoi ne pas réserver une voie à ce type de transport. L’autoroute 40 est toujours congestionnée.»
(J.C)
(Photo: Jacques Pharand)