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Soixante-dix ans d'excellence

Collège Stanislas

par Marielle Bedek
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Article mis en ligne le 16 février 2009 à 10:10
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Soixante-dix ans d'excellence
(Photo: Éric Carrière)
Soixante-dix ans d'excellence
Collège Stanislas
L'imposante façade de pierre grise du prestigieux collège français Stanislas accueillait lundi soir le gratin montréalais. Pour les 70 ans de l'établissement, de nombreuses personnalités, anciens ou parents d'élèves, étaient présentes au cocktail d'anniversaire.
La ministre de la justice Kathleen Weil, le ministre du développement économique Raymond Bachand, le consul de France à Montréal, divers représentants de la diplomatie étrangère, Marie Cinq-Mars, mairesse d'Outremont... L'événement ne manquait pas de têtes pensantes venues rendre hommage à l'excellence revendiquée par le collège français.

«Il y avait sept professeurs lors de l'ouverture du collège en 1938. Il y en a désormais 170, rappelle Henri-Laurent Brusa, directeur général de l'établissement. Nous avons réuni ce soir des anciens élèves, des parents et des grands-parents d'élèves, et nous aurons bientôt une quatrième génération», s'enorgueillit-il.

Désormais fréquenté par 2200 élèves à Montréal et 300 dans son annexe de Québec, de la maternelle au baccalauréat (examen français de fin de lycée), le collège rassemble 45 nationalités différentes, notamment des enfants de diplomate du monde entier. «Ils auront la possibilité d'intégrer les meilleures universités», assure Michel Gaucher, président de la corporation du collège.

Celui-ci a d'ailleurs replacé la création de l'établissement dans son contexte. «À l'époque, l'éducation était encore tenue par le clergé et le Québec était considéré comme une province rurale, a-t-il énoncé. Étant donné les difficultés rencontrées lors des 15 premières années, c'est un miracle que nous soyons là ce soir.»

Victime de sa réputation (98,5% de réussite au baccalauréat, dont 75% de mentions), le collège ne peut satisfaire que la moitié des demandes d'admission pour la maternelle. Un succès que Michel Gaucher attribue à «l'engagement constant de la part des gouvernements français et québécois, une fructueuse collaboration». Il ajoute que la France «continue à maintenir son aide malgré les contraintes budgétaires actuelles».
Subventions
Depuis 1988, l'enseignement secondaire et collégial est subventionné par le Québec. Grâce aux accords signés entre la France et le Québec en juillet dernier, les autres niveaux vont progressivement avoir droit à une subvention. Déjà effective à l'annexe de Québec, elle sera mise en place dans la dernière classe de maternelle de Montréal à la rentrée prochaine, suivie des autres classes les années suivantes.
La subvention totale de la province accordée à Stanislas va passer de 6,5 millions $ par an à 10 millions $ d'ici 2011. Cela permettra de faire baisser les frais de scolarité des parents. La maternelle des cinq ans va ainsi profiter d'une baisse de 40% des frais annuels, qui vont passer de 5700$ à 3300$.

«Nous rendons un service à la population en scolarisant ces élèves, justifie Laurent-Henri Brusa. Si nous n'étions pas là, d'autres écoles devraient le faire à notre place.» Il rappelle que pour un établissement privé subventionné comme Stanislas, «les frais de scolarité ne peuvent dépasser ce que le gouvernement dépense par élève inscrit dans le public».
Souvenirs
Raymond Bachand, député d'Outremont et ministre du développement économique, se souvient de sa première année à Stan'. «Le professeur est entré dans la classe. Tout le monde s'est levé. J'étais le seul à rester assis. On ne se levait pas dans les écoles québécoises.» Pour lui, le collège «est un bel exemple d'institution qui sait marier le Québec et la France».
François Alabrune, consul général de France à Québec, l'a appuyé dans ses propos en évoquant «un exemple de coopération réussie, preuve que Français et Québécois réussissent à apprendre les uns des autres».

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