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À chacun sa réussite

Article mis en ligne le 3 mars 2009 à 17:06
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À chacun sa réussite
La grande bibliothèque de l'école a de quoi offrir de la lecture à profusion aux quelque 700 élèves qui la fréquentent. (Photo: Éric Carrière)
École Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont
À chacun sa réussite
L’école Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont, PGLO pour les intimes, est la seule école secondaire publique de l’arrondissement. Moins de 700 élèves y traînent leurs bottines chaque jour. Année après année, l’école tente de se démarquer dans un quartier où les parents font souvent le choix de l’école privée. Portrait d’une école à dimension humaine.
Artistes en formation
Dans les corridors colorés de l’édifice de la rue Bloomfield, les œuvres des élèves ornent les murs. «Lorsqu’on se promène dans l’école, ça se voit que nous sommes une école axée sur l’art», affirme la directrice, Danielle Couillard. Les jeunes sont respectueux du travail des autres. «Jamais une œuvre n’a été vandalisée», ajoute-t-elle.
L’école est reconnue pour sa concentration en art dramatique, un programme qui fait la fierté de l’établissement. Les comédiens en herbe peuvent s’y investir dès la première secondaire. Ils ajoutent alors quatre heures de théâtre par semaine au cursus régulier, après l’école. «Il faut que les jeunes soit capables de gérer tout ça. Avec les textes à apprendre et les répétitions, c’est beaucoup de temps», dit Mme Couillard.
Cap sur l’intégration
Depuis deux ans, PGLO offre un programme d’accueil aux nouveaux arrivants. Ils suivent différentes classes de francisation en fonction de leur connaissance de la langue. Dès qu’ils sont jugés suffisamment habiles en français, ils peuvent faire le saut au régulier. «Ça permet aux élèves de côtoyer la différence», soutient la directrice.
L’école dispose aussi de deux classes d’adaptation scolaire pour les jeunes qui arrivent du primaire sans avoir le niveau nécessaire pour être intégrés au secondaire. La directrice explique que les élèves bénéficient d’un apprentissage plus ciblé selon leurs difficultés.
Un travail d’équipe
L’engagement des enseignants et des parents fait la force de l’école, selon la directrice. «Il y a un bel esprit d’entraide. Si un projet est bon pour les élèves, les professeurs vont embarquer!» Elle vante la petite taille de PGLO. «Les profs connaissent les jeunes, il y a un esprit de famille.»
De leur côté, les parents ont mis sur pied une fondation pour financer les projets des étudiants. L’an dernier, ces fonds ont permis de renouveler les lumières de la scène de l’auditorium.
Concurrence privilégiée
«Unique, publique», le slogan de PGLO est révélateur du principal défi auquel l’école doit faire face: la concurrence des écoles privées. Les institutions publiques doivent composer avec les préjugés défavorables, déplore Danielle Couillard. «On se bat contre la perception plutôt mauvaise qu’ont les gens de l’école publique. En choisir une, c’est presqu'un acte de résistance.»
À PGLO, environ 75% des élèves ne sont pas résidants d’Outremont. «Les parents d’élèves de sixième année inscrivent leurs enfants chez nous s’ils sont refusés par le privé. Pourtant, après quelques semaines, la majorité sont enchantés. Pour moi, c’est une grosse victoire», affirme la directrice. Elle ajoute fièrement: «On forme de beaux jeunes ici. Les élèves qui réussissent bien ici réussiraient tout aussi bien au privé.»

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