Même si l'école Guy-Drummond dispose d'un convoité programme d'éducation internationale, elle procède à la sélection des élèves par tirage au sort. (Photo: Éric Carrière)
Citoyens du monde
École Guy-Drummond
L’école Guy-Drummond a une vocation bien particulière: ouvrir tous grands les horizons des enfants. Pour la troisième année, elle offre le programme d’éducation internationale aux élèves du niveau primaire. Une formation qui s’adresse au cœur et à l’esprit, selon la directrice Marthe Blondin.
Le but du programme en éducation internationale est de développer chez les élèves l’ouverture sur le monde, de les rendre sensibles aux réalités internationales et soucieux des autres. Pour ce faire, la formation s’articule autour de thèmes qui permettent aux enfants d’en découvrir plus sur leurs origines et sur le monde qui les entoure. L’approche se base sur la recherche, afin que les élèves prennent part à leur propre processus d’apprentissage.
Contrôle de qualité
Pour offrir le programme en éducation internationale (officiellement nommé Baccalauréat international, ou BI), l’établissement doit se faire reconnaître par les deux organismes qui chapeautent le cursus, la Société des écoles du monde du BI du Québec et de la francophonie (SEBIQ), ainsi que l’Organisation du Baccalauréat international située en Suisse (IBE). «Il y a des exigences à respecter, explique Mme Blondin. L’école est évaluée tous les cinq ans, ce qui nous oblige à être vigilant.»
Les professeurs qui s’engagent à l’école Guy-Drummond le font par choix. Simon Lamarre, enseignant en 4e année, considère que son côté altruiste et humain fait la force de l’établissement. «La forme participative du programme, à l’image de la société, pousse les élèves à aller plus loin, explique-t-il. Les élèves sont en général très forts au niveau de l’expression orale et ils sont curieux, ils veulent apprendre.»
Selon Valérie Gaudet, enseignante de 5e année, le programme de l’école Guy-Drummond nécessite beaucoup de travail de la part des professeurs, mais est aussi très gratifiant. «C’est très enrichissant. Les enfants deviennent vite autonomes et aptes au travail en équipe. C’est une approche qui amène un développement très global des enfants», affirme-t-elle.
Malgré les exigences dépassant celles du programme régulier du ministère de l’Éducation, l’admission se fait sans examen, par tirage au sort. Les enfants viennent de partout à Montréal, bien qu’une majorité réside à Outremont.
«Nous sommes en compétition avec les écoles privées, mais nous voulons éviter toute forme d’élitisme, soutient la directrice. Un processus de sélection est à l’encontre du principe d’ouverture de l’école.»
Une grande famille
L’école abrite aussi des classes d’accueil pour les enfants récemment arrivés au Québec. Les élèves suivent des cours de francisation pour une durée de 18 mois, ou jusqu’à ce qu’ils soient prêts à intégrer le régulier. Par souci d’intégration, l’école a créé le projet «Une grande famille», qui jumelle des familles nouvellement arrivées avec des familles du milieu. «Ensemble, elles font des activités ,afin de faire connaître le quartier et la culture. Le but est aussi de créer des liens», explique la directrice.
À la fin du mois de mars, par exemple, 50 familles se sont rendues à la cabane à sucre. «Pour les élèves, ça rejoint notre objectif d’ouverture sur le monde», conclut Mme Blondin.