Monique Côté, présidente du syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal, s'est dit satisfaite de l'entente qu'ont acceptée les cols blancs de Mont-Royal. (Photo: Éric Carrière)
Nouveau contrat de travail pour les cols blancs
Les cols blancs de Ville de Mont-Royal ont adopté à 77% les termes d'une nouvelle convention collective, lors d'une assemblée générale tenue le 8 avril. Sans contrat de travail depuis l'été 2006, les employés de bureau de la ville se sont prononcés sur une entente valide jusqu'au 31 décembre 2012.
«Je suis très satisfaite. Si on regarde ce qu'on a signé à Montréal et dans certaines autres villes, c'est un beau contrat», compare Monique Côté, présidente du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (SFMM).
En effet, le nouveau contrat de travail prévoit des augmentations salariales de 2% pour les années 2007 et 2008 (augmentations rétroactives), de 2,25% pour les années 2009-2010 et de 2,5% pour les années 2011-2012. À titre comparatif, le salaire des cols blancs de Montréal stagne en 2007 et est haussé de 2% en 2008, en 2009 et en 2010.
Mais avant d'être valide, cette entente devra être entérinée par le conseil de ville lors d'une prochaine séance. Ensuite, les représentants syndicaux et la Ville pourront signer le contrat.
Parité
Ce n'est pas uniquement l'aspect salarial qui réjouit Mme Côté. Le nouveau contrat assure la parité des avantages sociaux – en matière de vacances, d’heures de congé mobile et de maladie, de jours de congé férié, de même que la progression salariale – entre les employés permanents et ceux à statut précaire.
«Pour les vacances, par exemple, les employés à statut précaire avaient le droit à ce que prévoit la Loi sur les normes du travail. Mais certaines personnes travaillent à la ville depuis plus de 20 ans! Les plus anciens ont pu gagner jusqu'à trois semaines supplémentaires», rapporte-t-elle.
L’entente prévoit aussi une prime de 15% du taux horaire pour le travail effectué le soir, la nuit et les weekends. Avant cette entente, les primes n'étaient pas appliquées uniformément. Certains en bénéficiaient, d'autres non.
S’ajoute à cela une flexibilité accrue des horaires de travail, afin de favoriser la conciliation travail-famille.
«La négociation s'est très bien déroulée. Le climat de travail est resté très harmonieux pour nos membres», explique la présidente du SFMM. S'il a fallu près de trois ans pour que la Ville et le syndicat s'entendent sur un contrat de travail, c'est à cause des fusions et des défusions.
«On est resté un seul et même syndicat, explique Mme Côté. Sauf que nous devons maintenant signer 15 conventions collectives plutôt qu'une. Nous devions négocier le contrat avec la ville centre avant les villes reconstituées.» L'entente avec la ville centre est intervenue en février 2008.
La mairesse satisfaite
«C'est toujours une bonne nouvelle quand on termine les négociations, se réjouit pour sa part la mairesse Vera Danyluk. En général, les négociations dans notre municipalité, ça se fait sans grandes contestations. Ce n'est pas comme à Montréal parce qu'on est une petite ville.»
«C'est aussi rassurant pour les employés de savoir qu'il n'y aura pas de négociation pour le trois ou quatre prochaines années», ajoute-t-elle.
Vera Danyluk croit que la Ville trouvera prochainement un terrain d'entente avec les cols bleus, eux aussi sans contrat depuis 2006. «On espère s'entendre d'ici un mois», conclut-elle.