Murray Levine manifeste pour que le Tour de l'île de Montréal s'associe à une cause caritative. (Photo: Éric Carrière)
Pédaler pour la charité
Philanthrope activiste de Ville de Mont-Royal, Murray Levine lutte depuis des lustres pour que les grands événements prêtent main-forte aux organismes de charité. Il voudrait qu’ils deviennent porteurs d’une campagne de souscription en soi, comme ça semble être le cas pour le Marathon Oasis de Montréal qui donne à Tel-Jeunes. Or, par les temps qui courent, la principale préoccupation de ce dernier tourne autour du Tour de l’île.
À l’instar du refus de Vélo-Québec à collaborer à des causes, Murray Levine a manifesté haut et fort, fin mars, à la gare de train de Mont-Royal et à des intersections achalandées du secteur, afin que Ville de Mont-Royal bannisse le Tour de l’île à moins que l'événement permette amasser des fonds pour l’Hôpital Sainte-Justine et l’Hôpital de Montréal pour enfants.
Aux dires de ce dernier, après Dorval, Côte-Saint-Luc, Kirkland et Laval, la mairesse de Mont-Royal, Vera Danyluk, aurait refusé de collaborer au circuit du Tour de l’île en 2008 sous prétexte que les marchands enregistraient des pertes, que ça causait des problèmes de circulation et que la logistique en était beaucoup trop importante. Ainsi, elle aurait fait entendre que s’il avait été question d’une activité caritative, la décision n’en aurait sûrement pas été la même.
Conséquemment, Murray Levine poursuit son perpétuel combat… «Mon concept est d’inviter le participant à amasser des fonds pour l’œuvre de charité de son choix, déclare-t-il. Le London Marathon l’utilise et ils ont amassé 77M$ avec leurs 30 000 participants.» Une réflexion intéressante à envisager pour le militant plus que tenace quant au Tour de l’île de Montréal, avec ses 45 000 participants.
L’initiative permettrait à des organismes de bénéficier d’un événement qui détient déjà sa propre logistique afin d’amasser des fonds. «L’hôpital n’aurait qu’à joindre une lettre à l’invitation qui sera déjà envoyée aux participants pour le Tour de l’île. Ils n’auraient qu’à émettre des reçus d’impôt par la suite», défend-il. Il a également créé une fondation, la Philanthropic Athlete’s Foundation, laquelle vise à encourager des organisations à donner pour diverses causes.
Quant à Patrick Howe, directeur des relations publiques chez Vélo-Québec, l’organisme pour lequel il travaille n’est pas une fondation. «Ce que M. Levine ne comprend pas, c’est que nous avons déjà une mission, soit celle de valoriser la santé, le sport et l’environnement, et nous n’avons aucun problème à ce que les gens se fassent commanditer pour participer et donner ensuite. Par contre, en tant que spécialistes en événements cyclistes, on aide des fondations à amasser des fonds, par exemple la Société canadienne de la sclérose en plaques, pour qui on organise deux randonnées par année», rapporte-t-il.
Patrick Howe poursuit en indiquant que Vélo-Québec en a marre de tout ce harcèlement. «Murray Levine livre ce combat féroce depuis 1992 et il n’a jamais cherché à nous rencontrer. Sa façon de s’y prendre ne prédispose pas du tout à un dialogue constructif et du coup, aucun arrondissement ne nous a bannis. C’est faux», conclut-il.
Murray Levine
Commentaire mis en ligne le 24 avril 2009Très bel article. S'il vous plaît noter que avant mon contact Le Tour de l'Ile de Montréal ans, j'ai rencontré Thérèse Gaudry, président de la Montreal Children's Hospital Foundation. Elle était familière avec les gens de Tour et m'a dit que je perdais mon temps avec eux.
J'ai contacté le Tour et leur a dit que je serais en invitant les participants à lever des fonds pour la charité et s'est félicité de leur coopération. La réponse est venue de leur avocat me conseiller que je être poursuivi pour "atteinte à leur marque de commerce" si je l'ai fait.
Ils ne semblent pas très intéressés à rencontrer et un jour, j'ai même reçu la visite de la police de ne pas me contacter par fax, quand tout ce qu'ils avaient à faire était de me faire par écrit eux-mêmes!
Le Tour organise des événements pour la Société de la SP, mais M. Howe omet de mentionner que le Tour ne le fait pas gratuitement.
Je me réjouis de l'occasion de rencontrer le Tour, mais la question est: "Est-ce qu'ils souhaitent pour moi?"