L'Outremontaise Danielle Fournier est entourée d'élèves d'une école primaire à Cotonou, au Bénin. (Photo: Courtoisie)
La poésie, d'Outremont au Bénin
Le mois dernier étaient rassemblés au Bénin des poètes en provenance de toute la francophonie. Le Salon international des poètes francophones accueillait les poétesses outremontaises Danielle Fournier et Claudine Bertrand, de même que les Montréalais Corinne Larochelle, Romain Pollender et Gary Klang.
Tout a commencé par une rencontre avec l’organisateur de l'événement, Amine Laourou, au Salon de la poésie à Trois-Rivières, l’an dernier. «C’est alors qu’il nous a invités», explique Danielle Fournier.
À ce véritable rendez-vous francophone, Togolais, Béninois, Burkinabés, Français, Luxembourgeois, Belges, Suisses étaient présents. «Les poètes africains n’étaient vraiment pas assez représentés, estime Corinne Larochelle. Six sur vingt seulement, précise-t-elle. Il faut que cela change pour la prochaine édition.»
Durant une semaine, les 20 poètes francophones ont sillonné la ville de Cantonou. Lectures en classes primaires, dans les cafés ou dans les librairies. Le salon, qui en était à sa troisième édition, est tout jeune, tout comme son organisateur, âgé de 26 ans.
«Le public est encore mince, constate Mme Fournier. Mis à part des universitaires et les poètes, il n’y avait pas beaucoup de monde supplémentaire.»
Un énorme échange culturel a forcément eu lieu durant cette semaine de mars. «Les poètes africains sont plus lyriques que nous, raconte Mme Larochelle. Ils récitent les poèmes d’une façon très théâtrale. Nous, nous lisons.»
Les textes de tous les poètes francophones présents composés spécialement pour cette expérience béninoise seront publiés dans la revue québécoise Moebius.