Les élèves de 5e année de l'Académie Saint-Clément ont développé leur intérêt pour la science à l'occasion de l'expo-science annuelle. En tout, 41 stands attendaient les 500 visiteurs. (Photo: Éric Carrière)
Des futurs Einstein?
«Un cœur de Berlin, c'est un cœur artificiel qui remplace le cœur en attendant qu'un nouveau soit greffé», illustrent de concert Monica-Ann Jarry et Alice Lapointe. Savantes pour des élèves de 5e année, n'est-ce pas?
Pendant plusieurs semaines, le duo a préparé sa présentation sur cette découverte de la médecine qui sauve des vies. Elles font partie des 83 élèves de 5e année de l'Académie Saint-Clément à avoir participé à l'expo-science de l'école, le 8 avril.
«On voulait leur apprendre à s'investir dans un projet, explique Sylvie Delage, une des trois enseignantes impliquées dans le projet. Ils devaient faire preuve de beaucoup de rigueur et respecter une démarche scientifique.»
Sans faire partie du concours national Expo-Sciences, les élèves ont pris le projet au sérieux. «Certains ont passé par toute la gamme des émotions. Ils ont été découragés que leur projet ne fonctionne pas, on dû travaille plus fort et, aujourd'hui, ils sont fiers d'avoir abouti à un résultat concret», explique l'enseignant Yannick Lacoste.
Scientifiques en herbe
Les élèves avaient le choix entre trois types de projets: la conception, l'expérimentation et la recherche.
Dans le volet conception, des inventeurs en herbe en ont profité pour développer un prototype de rondelle de hockey lumineuse. Pierre-Alexis Bombardier et Philippe Jutras rapportent ce qui les a poussés à mettre sur pied un tel concept: «On joue au hockey et, à l'extérieur le soir, c'est difficile de voir la rondelle, surtout quand la patinoire n'est pas éclairée.» Après deux essais infructueux, ils ont réussi à creuser le palet pour y insérer une lampe de poche circulaire. «Le modèle a des défauts, mais c'est celui qui fonctionne le mieux», poursuivent-ils.
De leur côté, Marilou Béland et Sophie Lefrançois ont comparé cinq vaporisateurs d'air dans le cadre d'une expérimentation. En plus de tester leur efficacité à faire disparaître l'odeur de chien incrustée dans un tissu, elles ont répertorié leurs effets sur la santé et l'environnement. En conclusion, elles recommandent le Lysol et le Glade.
Certains jeunes, comme Monica-Ann et Alice, ont choisi la recherche sur un sujet particulier. Tout au long de la journée, elles ont vulgarisé le cœur de Berlin et ses impacts aux curieux visiteurs.
Ils ont été près de 500 élèves, parents et enseignants à faire le tour des 41 stands pour aller chercher le savoir qu'avaient vaillamment colligé les scientifiques en herbe.