Catherine Côté rêve de participer au Championnat nord-américain des Jeunes Cavaliers. (Photo: Courtoisie)
Galoper vers les honneurs
La Fédération équestre du Québec a mis sur pied le Programme de développement de l’excellence permettant d’identifier les étoiles de demain. Parmi les 85 candidatures déposées, trois athlètes d'ici ont été retenus pour leurs résultats sans équivoque.
Deux cavalières, Constance Millaire-Piché d’Outremont, et Catherine Côté de Ville de Mont-Royal sont reconnues «espoir» en concours complet, alors que le cavalier de Mont-Royal David Arcand est identifié «élite» en saut d’obstacles.
Divisé en quatre catégories de reconnaissance – «espoir», «relève», «élite» et «excellence» – le programme contribue à l’avancement de l’excellence sportive dans les trois disciplines olympiques par le biais de différents programmes de formation et de soutien financier. Les places étant contingentées, un comité composé d’entraîneurs certifiés procède chaque année à la sélection des athlètes.
Le concours complet se compare à un triathlon. Le cavalier doit franchir dans une première phase des obstacles naturels (arbres, cours d’eau, etc.) sur un parcours de cross-country, puis, dans une carrière, présenter une séance de dressage, c’est-à-dire un enchaînement de figures préétablies qui seront jugées sur la précision et la difficulté d’exécution, et enfin, effectuer un parcours de saut d’obstacles artificiels (clôtures et murets). Le participant ayant cumulé le moins de points de pénalité est le gagnant.
Constance Millaire-Piché
Du haut de ses 12 ans, Constance Millaire-Piché accuse déjà plus de six de pratique de l’équitation. Les défis que présente le concours complet l’ont toujours séduite.
D’ailleurs, il y a deux ans, Constance remportait la première place dans la division «pré-entraînement» aux Jeux équestres du Québec. Depuis, elle a participé régulièrement à des compétitions au Québec, en Ontario et dans le nord des États-Unis. Ces riches expériences à côtoyer les meilleurs compétiteurs en Amérique du Nord lui ont permis d’accéder au niveau «entraînement» à l’issue de la saison 2008.
Constance a commencé l'équitation à l'âge de 7 ans. «Mon grand-père, ma mère et ma tante en faisaient. J'ai pris goût à la compétition pour suivre mes amis et avoir du fun avec eux le week-end.» Elle consacre trois heures par semaine à son sport et à son cheval, Ladybug.
Catherine Côté
Catherine Côté est âgée de 16 ans et est tombée sous le charme du concours complet il y a deux ans. Elle fait équipe avec sa jument Stella Luna et rêve de participer un jour au Championnat nord-américain des Jeunes Cavaliers.
Le goût de l'équitation lui est venu à 11 ans, en suivant ses cousines. Catherine passe cinq heures à cheval chaque semaine, voire des semaines complètes pendant l'été.
«J'adore chanter, s'exclame Catherine lorsqu'elle est interrogée sur ses passe-temps. Sinon, je sors avec mes amies lorsque l'équitation me laisse un peu de temps, trop peu…» En faire une carrière? Catherine est à l'âge où cette décision reste une question.
David Arcand
Pour sa part, David Arcand, âgé de 19 ans, ne cesse de cumuler les honneurs, les podiums et les médailles. Le jeune cavalier a été nommé «cavalier junior de l’année 2003» alors qu’il avait 13 ans et il a reçu à nouveau cet honneur en 2008.
Lors de la saison 2007, il a représenté le Québec au Championnat nord-américain Jeunes Cavaliers et est revenu avec deux médailles d’argent, l’une en équipe et l’autre à titre individuel. En 2008, il s’est qualifié pour la finale nationale du Circuit des Espoirs (dit Talent Squad) au Royal Winter Fair de Toronto qu’il a remporté de façon spectaculaire! David Arcand pratique l’équitation à temps plein et berce le rêve de faire partie de l’équipe canadienne de saut d’obstacles.
Il a commencé l'équitation à l'âge de 8 ans. «Ma mère avait un cheval quand elle était jeune, alors elle m'a inscrit en équitation et j'ai eu la piqûre», explique le jeune athlète qui passe environ six heures par jour à cheval, et ce, six jours sur sept! Le reste du temps, il entraîne ses cinq chevaux.
«On rêve tous des J.O., mais c'est un sport qui exige beaucoup d'années d'expérience, précise-t-il. Les vrais champions ont la quarantaine et j'ai encore beaucoup à apprendre…»