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Une démolition qui inquiète

Olivier Arbour-Masse par Olivier Arbour-Masse
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Article mis en ligne le 18 juin 2009 à 16:45
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Une démolition qui inquiète
La salle paroissiale adjacente à l'église Saint Peter's sera déconstruite avant d'être déplacée. Les travaux inquiètent les parents des enfants fréquentant la garderie hébergée dans l'église qui craignent pour la sécurité de leurs petits.(Photo:Éric Carrière)
Une démolition qui inquiète
La salle paroissiale adjacente à l'église Saint Peter's n'a plus que quelques jours devant elle. Les entrepreneurs en démolition s'affairent déjà à retirer les pierres des murs avant de lui porter le coup de grâce. Mais les parents des enfants fréquentant la garderie située dans les locaux de l'église du boulevard Laird sont inquiets.
«Ils vont démolir un édifice pendant que 60 enfants sont à côté», s'inquiète Pierre Cantin, dont le fils de 5 ans fréquente la garderie et jardin d'enfants Montassori. Préoccupé, il considère que la ville n'en fait pas assez pour assurer la sécurité lors des travaux.

Pourtant, une des conditions de la démolition était de prendre en compte la sécurité des enfants, explique pour sa part Fouad Sahyoun, président du comité de démolition et conseiller de ville.

«Une fois la décision de la démolition prise, la responsabilité de sécurité revient à trois groupes: les inspecteurs de la ville doivent s'assurer que le tout se fait dans les règles de l'art; l'église, en tant que locateur des locaux de la garderie doit s'assurer que son locataire est à l'aise; et la garderie qui ne doit pas laisser sortir les enfants sans surveillance», rapporte M. Sahyoun.

L'entrepreneur a aussi sa part de responsabilités. «Il ne va pas prendre ce genre de travaux à la légère, car s'il y a accident, ce n'est pas comme si c'était dans un secteur industriel où il n'y a personnes, ça va lui coûter très cher en dommages», argumente M. Sahyoun. Les travaux consistent à démonter l'édifice actuel pour le reconstruire avec les mêmes pierres un peu plus loin sur le même terrain, car il repose présentement sur un sol instable. Cette salle paroissiale deviendra par le fait même une résidence privée.
Approbation d'un ingénieur?
Accompagné de parents et membres du personnel de la garderie, Pierre Cantin a déploré, lors de la séance du conseil, l'absence de garantie écrite de la sécurité de l'opération.
«Y a-t-il un ingénieur en structures qui a déposé son sceau d'approbation quelque part? Il me semble que, en tant que parents, ce serait normal de voir les documents sur lesquels la ville s'est appuyée pour donner le permis, mais la ville nous renvoie au nouveau propriétaire», plaide-t-il.

M. Cantin souhaiterait disposer d'informations plus détaillées. «Le nouveau propriétaire nous a promis de nous faire parvenir un document d'approbation des travaux signé par un ingénieur d'ici 48 heures», a-t-il expliqué mardi dernier.

Au moment de mettre sous presse (mercredi avant-midi), il ne l'avait pas encore reçu et L'Express n'avait pas réussi à parler au propriétaire.

«Dans un monde idéal, la Ville aurait dû commander un rapport d'un ingénieur, mais elle semble traiter ça comme n'importe quelle autre démolition alors qu'il y a 60 enfants à l'intérieur. Ce que j'ai peur, c'est que s'il se passe quelque chose de grave, tout le monde s'en lave les mains», lance M. Cantin.

«Nos inspecteurs seront là. S'il y a danger pour l'édifice principal de l'église, on prendra les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des enfants», fait valoir la mairesse Vera Danyluk. Mais elle ajoute que «c'est à l'église d'assurer la sécurité entre ses murs».

Le personnel de l'église se croit en sécurité, si bien qu'il continuera à tenir ses activités régulières dans ses bureaux durant les travaux. «Nous avons consulté un architecte et un ingénieur qui ont approuvé l'opération, explique le révérend Chris Barrigar. Et comme la ville aussi va de l'avant, nous croyons que c'est sécuritaire.» Il a toutefois été impossible de consulter le rapport des professionnels consultés par l'église.
Agenda des travaux
Depuis mardi dernier, les pierres et fenêtres sont enlevées pour être éventuellement réutilisées. Samedi le 20 juin, la section qui relie la salle paroissiale à l'église sera démolie, en faisant deux édifices distincts. Du 22 au 26 juin, les débris seront démolis et le travail d'extraction des pierres et fenêtres se poursuivra. La démolition finale sera effectuée le samedi 27 juin. Ainsi, les étapes potentiellement dangereuses sont concentrées les samedis, alors que les enfants ne sont pas dans l'église.

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