Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
L'Express d'Outremont & de Mont-Royal
Accueil
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Mise au point concernant la vente du 1420 Mont-Royal

En réponse à la Tribune libre mise en ligne le 27 mai et intitulée «Une réponse indigne et un nécessaire moratoire» (voir plus bas)

Article mis en ligne le 9 juillet 2009 à 18:16
Soyez le premier à commenter cet article
Mise au point concernant la vente du 1420 Mont-Royal
En réponse à la Tribune libre mise en ligne le 27 mai et intitulée «Une réponse indigne et un nécessaire moratoire» (voir plus bas)
Dans une lettre reçue le 20 mai dernier et parue dans L’Express d’Outremont, les membres du «Rassemblement pour la sauvegarde du 1420 Mont-Royal» me demandent de prendre un certain nombre de mesures afin de surseoir à la vente du 1420, Mont-Royal par l’Université de Montréal.
Ils affirment également que la suggestion faite par l’Office de consultation publique de Montréal de suspendre le processus de vente, le temps de solliciter de nouvelles subventions pour la rénovation, a été rejetée par la direction de l’Université sans que le Conseil ni le Comité exécutif n’en aient été saisis lors de leurs dernières rencontres.

Je souhaiterais faire la mise au point suivante: contrairement à ce que ce groupe avance, le Conseil a été informé par la direction de l’Université de la teneur du rapport de l’OCPM dès le jour de son dépôt, le 11 mai dernier. En outre, j’ai déposé au Conseil la lettre qui m’a été transmise, lors de la rencontre du 1er juin. Depuis, la décision de maintenir la vente du 1420, Mont-Royal n’a pas été remise en question par le Conseil.

Le travail qu’a mené l’OCPM au cours des derniers mois a été l’occasion pour nous tous d’examiner à nouveau le dossier sous toutes ses facettes. Les membres du Rassemblement ont pu y faire entendre leur opposition, tout comme des organismes indépendants tels que Les Amis de la montagne et Héritage Montréal, ont pu faire connaître leur acceptation du projet, malgré leur déception de voir changer la vocation de l’édifice. Au terme de cet exercice, l’OCPM a noté l’opposition à la transformation du 1420, tout comme sa conformité à la politique du patrimoine de la Ville de Montréal et au plan de protection et de mise en valeur du Mont-Royal.

Soyons clairs, la décision de vendre le 1420 Mont-Royal n’a pas été prise de gaieté de cœur. Cette question a été débattue de façon approfondie depuis près de trois ans tant au sein du Conseil que du Comité exécutif. Nous avons étudié attentivement tous les aspects de la question. Nous en sommes venus à la conclusion que la vente du 1420 Mont-Royal était la seule avenue responsable pour l’Université de Montréal, compte tenu des coûts très élevés de sa rénovation, et nous avons confié un mandat clair à la direction de l’Université, qui exerce ses devoirs selon les règles de gouvernance établies.

La vente du 1420 Mont-Royal n’a pas été une décision facile. Elle doit être comprise à la lumière des priorités de l’Université, au premier chef l’enseignement et la recherche, pour lesquelles l’Université formule déjà des demandes auprès des gouvernements et des organismes subventionnaires. Par exemple, l’Université a soumis aux responsables du programme d’infrastructure du savoir près de près de quarante projets de rénovation touchant un grand nombre de pavillons de son campus montréalais et de sa Faculté de médecine vétérinaire à Saint-Hyacinthe. Les projets admissibles dans le cadre du programme d'infrastructure du savoir «soutiennent les travaux d'entretien, de réparation et d'agrandissement reportés dans les établissements d'enseignement postsecondaire qui améliorent la qualité de la recherche et du développement et la capacité d'offrir des connaissances avancées et une formation professionnelle».

Les projets déposés par l’Université dans ce cadre visent, entre autres, à rénover plusieurs salles d’enseignement et d’amphithéâtres dans une dizaine de pavillons, ainsi qu’à créer des espaces de recherche en optométrie, en droit, en médecine, en sciences naturelles et pour les étudiants des cycles supérieurs en lettres et sciences humaines. En outre, notre campus étant aux prises avec des problèmes majeurs de vétusté, des projets de mise aux normes de plusieurs immeubles, dont le pavillon Roger-Gaudry, et d’amélioration des réseaux informatiques et de la téléphonie ont été proposés.

Considérant la limite des fonds publics qui seront disponibles, nous avons dû effectuer des choix et sélectionner les projets les plus susceptibles d’être financés en tenant compte des objectifs du programme. Nous espérons ainsi améliorer la situation générale des conditions d’enseignement et de recherche sur notre campus du Mont-Royal et sur celui de Saint-Hyacinthe, et à offrir à l’Université de Montréal les moyens de demeurer une grande université de formation à tous les cycles et de recherche.

Louise Roy

Chancelière, Université de Montréal

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net


Liens