Modest Bursucianu a tardé dans le figuratif, le temps que sa rétine glisse sur le corps de la femme.
(Photo: Courtoisie)
L'univers ''Modest''
Bursucianu expose au centre-ville
Résident de Ville Mont-Royal, l'artiste Modest Bursucianu expose peintures, dessins et estampes à l'Espace Adagio de l'hôtel Delta au centre-ville de Montréal et offre ainsi au regard une part de son intimité créative. À voir jusqu'en septembre.
Artiste, professeur, photographe, originaire de Roumanie, Modest Bursucianu a commencé sa formation artistique à l'âge de 12 ans à l'école des beaux-arts Octav Bancila dans la ville de Iasi, puis à l'UQÀM. Qu'il s'agisse de peinture, dessin, estampes, icônes, etc., il expose depuis 1979 dans le monde entier, combinant l'art européen à la modernité artistique nord-américaine. «J'ai fait près de quatorze ans aux Beaux-Arts dont dix en Roumanie et trois ans et demi au Québec.»
Son exposition s'intitule «L'univers de ma création artistique» et montre, en trois espaces, les thèmes de l'approche artistique de Modest Bursucianu: le nu, le paysage intérieur, et la composition abstraite. Cette présentation d'une quarantaine d'oeuvres n'est pas une rétrospective puisqu'il s'agit pour l'artiste de thèmes récurrents qui s'alternent et se complètent et non de périodes.
L'imaginaire guide l'inspiration
Le critique d'art Calinic Toropu résume ainsi son parcours entre le surréalisme et l’abstraction, en écrivant que Modest Bursucianu a tardé dans le figuratif, le temps que sa rétine glisse sur le corps de la femme.
«Modest recherche désormais ''la spontanéité, la quête d’un figuratif abstrait et un abstractionnisme ludique''. Autrement dit, il tente d’exprimer l’atmosphère pure sans formes, sans objets, sans une localisation précise, ni spatiale, ni temporelle.»
«Je travaille surtout la composition, la part la plus difficile de la création artistique», explique Modest Bursucianu. «Et je laisse l'imaginaire guider l'inspiration.» L'artiste utilise sa propre recette de peinture à l'huile dont il garde jalousement le procédé. «J'obtiens un rendu très texturé et résistant. Ainsi, je peux mieux aborder la technique du pochoir. Malgré ce qu'on en pense, c'est une technique très physique que beaucoup d'artistes délaissent. Elle donne des résultats vraiment spéciaux et uniques. Je l'investis de plus en plus, et je pense que ça va durer plusieurs années parce que je veux aller plus loin…»
«Modest Bursucianu, exposition de peinture, dessins et estampes» à l'Espace Adagio, au niveau mezzanine de l'hôtel Delta, 475 Président-Kennedy, jusqu'à la mi-septembre selon les heures d'ouverture de l'hôtel.