Aux urnes, citoyens!
Il nous reste quelques heures avant d’aller déposer notre bulletin de vote et quant à moi je ne sais toujours pas pour qui voter.
J’ai pensé donner mon X à notre Pierrot lunaire pour qu’il aille recoller les pots cassés pendant son mandat; mais depuis que j’ai vu madame Lemieux avec sa face de beu (après le débat ) et surtout le principal intéressé continuer à nier certaines évidences, je me pose de sérieuses questions.
De plus, las d’écouter ses balbutiements, je me suis mis à étudier son langage corporel. Chaque fois qu’on lui pose une question dont il ne veut pas parler, la tête se met à lui branler imperceptiblement, mais assez pour comprendre qu’il a des choses à cacher.
Quant à madame Harel, j’ai toujours respecté cette femme, mais j’aimerais, une fois avant le grand jour, qu’elle mette son poing sur la table. Si j’étais sexiste, je dirais qu’elle manque peut-être de couilles pour affronter la gang de bandits qui ne manqueront pas de s’agglutiner autour d’elle sans qu’elle soupçonne quoi que ce soit. Ça lui est arrivé il n’y a pas si longtemps.
Malgré que je ne connaisse pas vraiment monsieur Bergeron, je me souviens avoir gardé une bonne impression de lui la première fois que l’ai entendu se faire interviewer par Christiane Charette; mais j’étais loin, à ce moment-là, de penser que quelques semaines plus tard, je serais forcé d’envisager sa candidature.
J’aime le risque. Les surprises. Les imprévus. Pourquoi ne pas donner la chance au coureur. De plus, Montréal est dans un tel état que quiconque accédera au poste aura à se dépatouiller comme il peut avec ce qu’on lui offrira sur un plateau de tôle rouillée.
Que les plus vieux se souviennent de Sarto Fournier, quand il avait brigué son deuxième mandat. À la question d’un journaliste qui lui demandait pourquoi il tenait à se représenter, il avait répondu :« Parce que j’aime ça être maire.»
C’est aussi lui qui avait glissé une rose dans le décolleté de Gina Lollobrigida en disant :l«La queue de cette rose est plus heureuse que la mienne.» Avouez qu’on pourrait difficilement trouver pire.
Au moins, la politique était drôle dans ce temps-là!