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Hausse des taxes, pas du budget

Olivier Arbour-Masse par Olivier Arbour-Masse
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Article mis en ligne le 21 janvier 2010 à 9:00
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Hausse des taxes, pas du budget
L’augmentation de la charge fiscale est de 9,5 % dans le secteur non résidentiel. (Photo: Jacques Pharand)
Hausse des taxes, pas du budget
Le compte de taxes des Outremontais augmentera en 2010. Cette hausse de revenus de la Ville ne profite toutefois pas à l'arrondissement, puisqu'Outremont devra encore une fois composer avec un budget qui se resserre. Voilà ce qui ressort du budget de la Ville de Montréal, dévoilé le 13 janvier.
La charge fiscale des contribuables du secteur résidentiel montera en moyenne de 5,7 %, alors que l'augmentation est de 9,5 % dans le secteur non résidentiel.

« Il y avait un retard historique pour les taxes des commerçants. Avant les fusions, le taux de taxation était moins élevé ici que dans l'ensemble de la ville, explique la mairesse Marie Cinq-Mars. Je compatis avec les commerçants et je continuerai à encourager l'achat local. »



En comparaison, dans l'ensemble de la ville, l’augmentation de la charge fiscale sera de 5,3 % pour le secteur résidentiel et de 6 % pour le secteur non résidentiel. Pour les immeubles résidentiels, la charge fiscale moyenne sort d'un gel de huit ans. Ces augmentations sont dues à la hausse de l'évaluation municipale quant à la valeur des propriétés. En effet, le taux de taxes s'élevait à 1,02 $ par tranche de 100 $ l'an dernier, alors que pour 2010, il se chiffre à 0,99 $.



L'année dernière, le propriétaire d'une maison unifamiliale de valeur foncière moyenne (environ 738 000 $) payait 7527 $. Cette année, pour cette même maison dont la valeur s'établit désormais à 819 905 $, le compte de taxes s'élève à 8117 $, en hausse de 590 $. Le compte de taxes des trois quarts des immeubles résidentiels de l'arrondissement subira une augmentation de 5 % à 10 %.
Budget relatif en baisse
Les arrondissements bénéficient, en moyenne, d'une augmentation de 1,1 % de leur budget d'opération. À Outremont, la hausse s'accompagne d'un accroissement des responsabilités. Résultat: la hausse du budget et les dépenses qui l'accompagnent s'annulent.
« En réalité, il y a une baisse relative de budget, puisqu'il n'est pas ajusté à l'inflation. On doit assumer les augmentations de salaire variant de 2% à 4,5% chez les cols blancs et les cadres (NDLR: la convention des cols bleus n'étant pas encore négociée, ils n'ont aucune augmentation cette année) et celles du coût des contrats », constate le directeur de l'arrondissement, Pierre Beaudet. Il connaissait ces données au moment de faire son budget, qu'il n'aura donc pas à réviser.

L'enveloppe budgétaire de cette année est la même que celle accordée au début de 2009. Mais comme celle de 2010 n'est pas indexée à l'inflation, elle correspond approximativement au budget réduit de 1,9 % en mars 2009. « On a un peu plus d'argent qu'on en avait après la coupe l'année dernière », explique M. Beaudet. Toujours est-il que le budget en est un de restrictions. M. Beaudet a donc formulé aux directeurs de service la même consigne que lors de la réduction de 2009: maintenir les services avec un peu moins de moyens, dans la mesure du possible. « Ce sont des défis supplémentaires. L'an dernier, on a réussi à rencontrer nos objectifs et les attentes des citoyens, je crois », commente le directeur de l'arrondissement.

« Dans le contexte économique actuel, on va faire avec, laisse tomber la mairesse. On a pris l'engagement de donner la meilleure qualité des services aux citoyens, sans baisser l'offre en matière culturelle et sportive. »
Un espoir?
La Ville promet 12 M$ supplémentaires aux arrondissements. Toutefois, les critères de distribution de ce butin ne sont pas encore connus. « Est-ce qu'on pourra toucher une partie de cette somme? Et si oui, combien?, questionne Pierre Beaudet. Je ne le sais pas encore. »

(Photo: Jacques Pharand)

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