L’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) a amorcé, mardi soir à Outremont, la dernière étape de ses travaux concernant le projet de campus de l’Université de Montréal dans la gare de triage. Six mémoires ont été présentés à la commission, qui en entendra 35 sur les 55 qu’elle a reçus.
Afin que tous ceux qui souhaitent être entendus aient du temps de parole, l’OCMP a décidé d’ajouter trois séances d’auditions, qui auront lieu mardi, mercredi et jeudi prochains, à 19h, au Centre communautaire intergénérationnel d’Outremont (999, avenue McEachran).
La Ville de Mont-Royal, par l’entremise de la mairesse Vera Danyluk et de la directrice du Service de l’urbanisme et du génie Catherine Hirou, a été la première à résumer son mémoire aux trois membres de la commission. Elle a dit être préoccupée par le financement du projet, ainsi que par la circulation qu’engendrera la construction d’un campus comprenant notamment des résidences pour plus de 1000 étudiants.
«La méthode d’évaluation de la circulation est correcte, mais elle sous-estime l’achalandage», a exposé Mme Hirou. Parmi les étudiants qui fréquenteront le nouveau campus, 85% proviendront du campus principal, situé sur le mont Royal. Comme ceux-ci devront modifier leur trajet pour se rendre à leurs cours, ils doivent être comptés dans les évaluations de la circulation, a-t-elle souligné.
Dans son mémoire, la Ville de Mont-Royal déplore en outre ne pas avoir été invitée à l’élaboration du «partage financier» du projet de l’Université de Montréal. À ce sujet, l’annonce du gouvernement fédéral d’investir, à l’instar de Québec, un montant de 30 millions de dollars se fait toujours attendre.
La présidente du conseil d’administration du centre de la petite enfance Coin des enfants de l’avenue du Parc, Véronique Belpaire, a quant à elle insisté sur les conséquences d’une augmentation du trafic aux abords du futur aménagement universitaire, notamment sur l’avenue Wiseman, à proximité du CPE, qui a pignon sur rue sur Manseau.
Comme l’université vise d’obtention d’une certification verte LEED, «elle devrait être sensible à l’impact de son nouveau campus sur l’environnement», a mentionné Mme Belpaire.
Au nom de l’Association des citoyens de l’avenue du Parc, Marilyn Ranco a pour sa part tenu à rappeler que plus de 1000 enfants circulent quotidiennement sur l’avenue Outremont, où sont situées plusieurs écoles et garderies, entre autres.
Pour des raisons de sécurité, a-t-elle expliqué, «l’idéal» serait de ne pas prolonger cette rue, comme le prévoient les plans. «On préconise l’axe est-ouest, donc le prolongement du chemin Bates [plutôt que l’axe nord-sud avec le prolongement de l’avenue Outremont]», a-t-elle fait savoir.
L’Outremontais Marc Vanier Vincent, le Syndicat des copropriétaires du condominium Le Phénix et le parti Projet Montréal, par le biais de son chef Richard Bergeron, ont aussi présenté leur mémoire mardi soir. Leur contenu, ainsi que ceux de tous les autres mémoires, seront mis en ligne sur le site Internet de l’OCPM, au
www.ocpm.qc.ca.